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Le débat sur les besoins en techniciens étrangers fait rage

Les heures de la haute technologie étant révolues, le Congrès américain vient de mettre fin à un programme spécial de visas pour les techniciens spécialisés, même si le débat fait toujours rage aux États-Unis sur les besoins en main-d’œuvre étrangère hautement qualifiée.
Le programme spécial de visas H-1B, visant les étrangers aux compétences pointues, a expiré le 30 septembre, ce qui ramène le contingent des bénéficiaires de ce type de visas à 65 000, contre 195 000 auparavant.
Le contingent avait été augmenté en 2000, alors que le chômage était au plus bas et que les sociétés américaines peinaient à trouver des informaticiens spécialisés. La moitié environ des bénéficiaires du visa H-1B provenaient d’Inde, et les autres essentiellement de Chine, du Canada, de Grande-Bretagne, des Philippines et de Corée du Sud.
Aujourd’hui, même si le contingent des étrangers est réduit, des voix s’élèvent pour dénoncer la hausse du chômage qu’aurait provoquée l’afflux d’étrangers dans le domaine technologique.
« Des centaines de milliers de bénéficiaires du visa sont encore ici », souligne Chris McManes de l’IEEE-USA, la branche américaine de l’Institut des ingénieurs électriques et électroniques.
Les visas pour les travailleurs spécialisés ont « exacerbé le chômage dans le domaine de la haute technologie, qui a atteint un niveau inédit », selon M. McManes, qui souligne que le chômage des ingénieurs dans l’électronique et le secteur électrique a grimpé à 7 % au premier trimestre 2003.
Mais certains soulignent qu’au contraire les États-Unis vont avoir besoin d’un nombre croissant de techniciens étrangers avec le redressement de l’économie.
Déjà les demandes des employeurs pour les visas H-1B dépassent le contingent autorisé, souligne Eleanor Pelta, une avocate de Virginie (Est) qui représente les employeurs.
« Le nombre de 65 000 ne sera pas suffisant », assure-t-elle, en disant ses craintes que les conditions économiques n’aient changé d’ici à ce que le Parlement ait pris une nouvelle décision en la matière.
Pour compliquer encore le débat, les entreprises américaines ont de plus en plus tendance à délocaliser des services de haute technologie vers des pays étrangers tels que l’Inde ou les Philippines.
Selon la Commission des professionnels des sciences et de la technologie, la part des employés nés à l’étranger dans le secteur de la haute technologie a doublé au cours de la dernière décennie. À titre de comparaison, les entreprises du secteur ont délocalisé vers l’étranger des activités représentant 1,2 milliard de dollars depuis 1995.
Et cette tendance risque de se poursuivre si les entreprises ne trouvent pas aux États-Unis les informaticiens dont elles ont besoin, souligne Bob Cohen, porte-parole de l’Association américaine de la technologie de l’information.
« Les entreprises qui ne trouveront pas directement les compétences professionnelles spécialisées risquent d’envoyer ces emplois à l’étranger », selon lui.
Paradoxalement, l’emploi de techniciens étrangers aux États-Unis a aussi contribué aux délocalisations, note M. McManes.
« Les gens viennent ici, ils acquièrent une connaissance poussée des pratiques américaines de travail et se font des relations ; ainsi armés, ils retournent dans leur pays d’origine et contribuent aux délocalisations », assure-t-il.
Les heures de la haute technologie étant révolues, le Congrès américain vient de mettre fin à un programme spécial de visas pour les techniciens spécialisés, même si le débat fait toujours rage aux États-Unis sur les besoins en main-d’œuvre étrangère hautement qualifiée.Le programme spécial de visas H-1B, visant les étrangers aux compétences pointues, a expiré le 30 septembre, ce qui ramène le contingent des bénéficiaires de ce type de visas à 65 000, contre 195 000 auparavant.Le contingent avait été augmenté en 2000, alors que le chômage était au plus bas et que les sociétés américaines peinaient à trouver des informaticiens spécialisés. La moitié environ des bénéficiaires du visa H-1B provenaient d’Inde, et les autres essentiellement de Chine, du Canada, de Grande-Bretagne, des Philippines et de...