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Les Bleus sont « en vrac »

L’équipe de France de rugby, arrivée tôt mercredi matin à Brisbane, sa première villégiature australienne, a entamé sa semaine de récupération et de préparation avant son premier match de la Coupe du monde face aux Fidji le 11 octobre.
Jeudi, après un réveil musculaire en guise d’entraînement à 10h00, une séance vidéo à 15h30 et un massage à 17h00, les joueurs ont pu tenter de récupérer du décalage horaire et du long voyage. Si la nuit précédente fut bonne, celle de jeudi à hier n’a pas été réparatrice pour une partie de la délégation tricolore, le « coach » Bernard Laporte en tête.
« Je suis ensuqué », a avoué le sélectionneur national lors d’une courte conférence de presse hier matin.
« Tout le monde est en vrac », a-t-il ajouté, contraint de fait de ne pas trop exiger de ses troupes le matin même lors du premier entraînement avec le ballon. « Il est difficile de retrouver un équilibre, il faut digérer le décalage horaire. Autant les joueurs étaient bien hier, autant cette nuit plusieurs se sont réveillés vers 1h00 du matin pour ne se rendormir qu’à 4h00 ou 5h00 », a regretté le manager de l’équipe de France, Jo Maso.
Le programme des quatre premiers jours sera donc épuré de tout gros effort physique pour des Bleus fatigués, avec, en sus, la volonté d’éviter des blessures supplémentaires. Selon Thierry Hermerel, le médecin des Bleus, les 3e et 4e jours sont les moments les plus propices à un pépin physique pour des organismes rendus fragiles. Les choses sérieuses commenceront donc lundi.

Méfiant
En attendant, Xavier Garbajosa, victime d’une micro-déchirure à la cuisse droite, poursuit son programme de récupération. Il a déjà repris la course. Olivier Brouzet, handicapé par une luxation de l’épaule droite, a déclaré forfait pour les Fidji. Sylvain Marconnet, blessé à la cuisse droite, est lui aussi forfait. Ce qui laisse à Bernard Laporte trois piliers valides pour la rencontre du 11 octobre.
« Il va falloir faire attention à ne pas blesser un autre pilier, mais nous, entraîneurs, nous ne maîtrisons pas ces choses-là, malheureusement. Jean-Baptiste (Poux) a bien bossé, il est beaucoup mieux physiquement, c’est une bonne chose », a déclaré l’entraîneur.
Après une longue préparation, débutée au mois de juillet, l’arrivée sur l’île-continent de la délégation tricolore marque le début des hostilités : tous les esprits sont déjà tournés vers le premier adversaire de la compétition, les Fidji. « On a fait une séance vidéo hier après-midi sur le match Argentine-Fidji de juillet dernier. Ils ont quatre, cinq individualités de haut niveau, leur ligne arrière est très dangereuse. Face aux Pumas, ils ont été pris devant, mais ça reste quand même costaud. Nous avons toujours eu du mal contre eux, excepté à Saint-Étienne, donc nous sommes logiquement méfiants », a commenté Bernard Laporte.
« Les joueurs ont envie de jouer et c’est bien normal. On est ensemble depuis juillet, il est logique qu’ils veuillent retrouver le terrain », a assuré pour sa part Jo Maso, tout aussi méfiant que Laporte quant à la capacité des Fidjiens à proposer un rugby de qualité samedi prochain au Suncorp Stadium de Brisbane.
« Sur ce qu’on a vu à la vidéo face à l’Argentine, c’est conforme à ce qu’on connaît d’eux. Quand on les a joués à Saint-Étienne, il faisait trop froid, là avec la chaleur, ils peuvent développer leur jeu de balle. »
L’équipe de France de rugby, arrivée tôt mercredi matin à Brisbane, sa première villégiature australienne, a entamé sa semaine de récupération et de préparation avant son premier match de la Coupe du monde face aux Fidji le 11 octobre.Jeudi, après un réveil musculaire en guise d’entraînement à 10h00, une séance vidéo à 15h30 et un massage à 17h00, les joueurs ont pu tenter de récupérer du décalage horaire et du long voyage. Si la nuit précédente fut bonne, celle de jeudi à hier n’a pas été réparatrice pour une partie de la délégation tricolore, le « coach » Bernard Laporte en tête.« Je suis ensuqué », a avoué le sélectionneur national lors d’une courte conférence de presse hier matin.« Tout le monde est en vrac », a-t-il ajouté, contraint de fait de ne pas trop exiger de ses troupes le...