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Marseille dans l’inconnu face au Partizan Belgrade

C’est face à un célèbre inconnu, le Partizan Belgrade, que Marseille aborde ce soir au stade Vélodrome la deuxième journée de Ligue des champions de football, les esprits encore baignés de la révolte de samedi en championnat contre Nice (2-1).
Après le revers contre le Real à Madrid (4-2), l’OM se sait dans l’obligation de l’emporter pour rester dans la course à la deuxième place étant entendu, dans l’esprit de tous, que la première ne saurait échapper à la bande à Zidane. Du Partizan, pourtant, « nous ne savons pas grand-chose », admet le gardien croate de l’OM, Vedran Runje. Tout juste connaît-il son vis-à-vis Ivica Kralj, « croisé en Belgique au restaurant ». Mais celui-ci, d’habitude titulaire, blessé, est forfait.
Les Marseillais ont donc été soumis à la vidéo pour s’initier aux secrets du champion de Serbie-et-Monténégro. Actuel coleader du championnat avec son voisin de l’OFK Belgrade, le club présidé par l’ancien gardien de la grande époque de Saint-Étienne, Ivan Curkovic, est cependant ce qu’il convient d’appeler un club de tradition, 18 fois champion de Yougoslavie (dont une fois de Serbie-et-Monténégro). Sous la conduite de l’ancien libero emblématique de l’équipe d’Allemagne, Lothar Matthaeus, l’autre grand club de Belgrade, avec l’Étoile rouge, retrouve enfin le plus haut niveau européen après des années d’absence.

Jeunes loups
Nostalgie dans l’air : en 1966, le Partizan s’était même incliné en finale de la Coupe des champions contre le Real Madrid (2-1).
Fort de son nul honorable contre Porto à Belgrade lors de la première journée (1-1), le Partizan affirme qu’un « cap est passé », selon les termes de l’attaquant Ivica Iliev, 23 ans. « Je sais qui est le favori mais nous sommes prêts à faire quelque chose de très grand, un exploit », assure ce joueur formé au club, l’un des atouts de l’équipe avec son compère de l’attaque Delibasic et le milieu de terrain Ivic.
« Nous sommes conscients que tout le monde nous prend pour un outsider et nous accorde peu de chances », a aussi lancé mercredi soir Matthaeus, qui a dit son admiration pour le « fantastique public marseillais ». « Mais c’est avec ce statut que nous avons éliminé Newcastle au tour préliminaire et nous ne camperons pas pour autant à 11 dans notre surface », a-t-il prévenu...
Comment les Marseillais vont-ils répondre à ces jeunes loups ? Côté public, l’accueil devrait relever du bouillant, si l’on en juge à la motivation montrée samedi contre Nice. Sur le terrain, les joueurs montreront-ils eux aussi cette hargne déployée en 2e période lors du derby ?
Livrés à eux-mêmes par l’entraîneur Alain Perrin à la mi-temps du match, dans le but d’obtenir une réaction, ils assurent avoir franchi un cap. Perrin, qui avait esquivé les journalistes après Nice, est réapparu devant la presse hier, respect des règles UEFA oblige, saluant en substance la « responsabilité » de ses joueurs. Pour mieux critiquer les critiques.
C’est face à un célèbre inconnu, le Partizan Belgrade, que Marseille aborde ce soir au stade Vélodrome la deuxième journée de Ligue des champions de football, les esprits encore baignés de la révolte de samedi en championnat contre Nice (2-1).Après le revers contre le Real à Madrid (4-2), l’OM se sait dans l’obligation de l’emporter pour rester dans la course à la deuxième place étant entendu, dans l’esprit de tous, que la première ne saurait échapper à la bande à Zidane. Du Partizan, pourtant, « nous ne savons pas grand-chose », admet le gardien croate de l’OM, Vedran Runje. Tout juste connaît-il son vis-à-vis Ivica Kralj, « croisé en Belgique au restaurant ». Mais celui-ci, d’habitude titulaire, blessé, est forfait. Les Marseillais ont donc été soumis à la vidéo pour s’initier aux secrets du...