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Football Plaisirs et désagréments de la Coupe Intertoto

La Coupe Intertoto, qui délivre depuis 1995 trois strapontins pour la Coupe de l’UEFA de football, est souvent accueillie avec plaisir par les clubs français, même si elle peut se révéler handicapante pour la suite de leur parcours en championnat.
Nice (contre les Allemands du Werder Brême), Nantes (face aux Suisses du FC Wil) et Guingamp (contre les Tchèques du FC Brno) affichent leur envie d’en découdre à l’occasion du 3e tour aller, ce soir. Mais plus qu’une place en demi-finale, les trois représentants français veulent surtout profiter de ces matches à enjeu pour parfaire leur préparation.
« La compétition, c’est la base, rappelle ainsi Loïc Amisse, le nouvel entraîneur des Canaris. On a beaucoup travaillé mais il faut de la compétition pour retrouver le plaisir de se confronter à un adversaire. »
Gernot Rohr, l’entraîneur des Aiglons niçois, acquiesce : « La Coupe Intertoto fait gagner du temps en nous plaçant d’emblée dans le vif du sujet. »
« Il est certain que cela nous fait plaisir de la jouer, renchérit Bertrand Marchand, l’entraîneur de l’En Avant Guingamp, car cela nous rappelle un récent et excellent souvenir avec notre 7e place en championnat. »
Les avantages de ces travaux pratiques d’avant-saison sont donc bien réels aux yeux des techniciens, qui se souviennent que Bordeaux, en 1995-96, avait poussé l’aventure jusqu’en finale de la Coupe de l’UEFA, perdue contre le Bayern Munich (0-2, 1-3).

Fausse note
Mais l’expérience montre aussi que la Coupe Intertoto, en perturbant la préparation foncière du mois de juillet, est souvent un piège pour la suite.
Ainsi, Bordeaux, l’année de sa finale de C3, avait aussi échappé de peu à la relégation. Plus récemment, l’entraîneur du Paris SG Luis Fernandez avait attribué à la Coupe Intertoto le manque de fraîcheur de son équipe, qui avait loupé de peu la qualification en Ligue des champions à la fin de la saison 2001-2002. Le seul avantage pour le PSG ayant d’avoir pu, via l’Intertoto, purger la suspension de deux matches du Parc des Princes infligée par l’UEFA après les incidents de PSG-Galatasaray en mars 2001.
« C’est un peu dommage que l’Intertoto arrive aussi vite car nous n’aurons plus l’opportunité de faire tourner notre effectif, se méfie ainsi Loïc Amisse. Cette compétition peut être sympa et positive si on parvient à aller au bout. Mais un échec serait quelque peu embêtant car nous n’aborderions pas obligatoirement le championnat dans les meilleures conditions mentales. »
La saison dernière, Troyes a terminé dernier de Ligue 1 après n’avoir jamais vraiment digéré son parcours estival en Intertoto, conclu sur une fausse note par une élimination sur tapis vert en demi-finale pour avoir aligné un joueur non qualifié.
Comment, toutefois, refuser l’appel de l’Europe, même en taille réduite ? « Un club comme Guingamp ne peut pas se permettre de refuser une compétition telle que la Coupe Intertoto », reconnaît Bertrand Marchand, qui rêve maintenant de surprendre le Vieux continent après avoir étonné l’Hexagone la saison dernière.
La Coupe Intertoto, qui délivre depuis 1995 trois strapontins pour la Coupe de l’UEFA de football, est souvent accueillie avec plaisir par les clubs français, même si elle peut se révéler handicapante pour la suite de leur parcours en championnat.Nice (contre les Allemands du Werder Brême), Nantes (face aux Suisses du FC Wil) et Guingamp (contre les Tchèques du FC Brno) affichent leur envie d’en découdre à l’occasion du 3e tour aller, ce soir. Mais plus qu’une place en demi-finale, les trois représentants français veulent surtout profiter de ces matches à enjeu pour parfaire leur préparation.« La compétition, c’est la base, rappelle ainsi Loïc Amisse, le nouvel entraîneur des Canaris. On a beaucoup travaillé mais il faut de la compétition pour retrouver le plaisir de se confronter à un adversaire. »Gernot...