Rechercher
Rechercher

Actualités

ESTIVALES DE DEIR EL-QAMAR Les expositions(photo)


Sous les arcades du Centre culturel français, Jean-Marc Nahas présente une rétrospective de son travail sur une période de trois ans, où il exprime, dans l’abstrait et le figuratif, la douleur et l’isolement qu’il a ressentis durant la guerre.
Trois séries d’œuvres à travers lesquelles il représente « l’émergence de la figure humaine sur le sens perdu du monde. » Il exprime, dans des dessins sarcastiques, le dégoût qu’il éprouve pour le « mauvais riche », la dictature durant la guerre ou encore la mise en scène de personnages représentant la médiatisation de la guerre en Irak. Les pages de ses carnets d’ébauches sont noircies par des dessins de tanks, bombes, explosions... exprimant sa souffrance. Enfin il présente, dans une vidéo, son lieu d’inspiration : un monastère, ancienne prison et caserne occupée pendant des siècles par ses aïeux. Il commente chaque pièce, chaque empreinte laissée par les prisonniers et les graffitis des soldats. Pour lui, cet endroit est comme un lieu de douleur mais en même temps très serein.
Jean-Marc Nahas dit s’inspirer beaucoup du vieux. Le vieillissement est, selon lui, « un souvenir de l’histoire. Dans mon travail, je rappelle la trace, la volonté de paraître et de ne pas paraître, les martyrs, les gens sacrifiés pour des causes perdues », affirme-t-il. Il dévoile ses regrets sans aucune honte : « Il y a des choses que je n’aurai pas voulu vivre. Je n’ai pas eu la chance d’avoir 20 ans quand la guerre a éclaté. »
C’est au musée d’art de Deir el-Qamar que Camille Allam expose ses œuvres, jusqu’au dimanche 27 juillet. Ce peintre-sculpteur a choisi, pour l’occasion, de faire une rétrospective sur une période de huit ans, à la façon des grands musées européens. L’artiste travaille les branches d’arbres en pensant à l’environnement. En effet, la majorité de ses productions artistiques tourne autour de ce thème. La nature déracinée, d’une dimension de 2,5 mètres par 3 mètres, est une sculpture insolite faite de branches d’arbres représentant un être en mouvement. « C’est la nature qui court, qui fuit » dit l’artiste. Ou encore cet Enfant marin mis dans un bocal plein d’eau, en référence à une nature qui se noie.
Dans un tout autre genre, la série « Le bestiaire fantastique » est un ensemble de sculptures en fer, de couleurs vives, représentant des animaux aussi imaginaires que réels ; Le coq fou en bleu, blanc et rouge, en hommage à la France, un moustique aux muqueuses tranchantes, une chèvre, un crocodile, un caméléon...
Camille Allam transforme ses sentiments réels en sculptures et n’aime pas faire de l’abstrait. C’est d’ailleurs ce qu’on peut remarquer lorsqu’on observe ses aquarelles, inspirées du village de Deir el-Qamar, dont il est originaire. « J’essaie constamment de produire des œuvres en rapport avec le thème de l’humanité et de l’environnement », affirme l’artiste. Puis il ajoute : « Je souffre personnellement quand je vois des montagnes qui se détériorent, on peut planter des arbres, mais on ne peut pas planter des rochers. »
Sous les arcades du Centre culturel français, Jean-Marc Nahas présente une rétrospective de son travail sur une période de trois ans, où il exprime, dans l’abstrait et le figuratif, la douleur et l’isolement qu’il a ressentis durant la guerre.Trois séries d’œuvres à travers lesquelles il représente « l’émergence de la figure humaine sur le sens perdu du monde. » Il exprime, dans des dessins sarcastiques, le dégoût qu’il éprouve pour le « mauvais riche », la dictature durant la guerre ou encore la mise en scène de personnages représentant la médiatisation de la guerre en Irak. Les pages de ses carnets d’ébauches sont noircies par des dessins de tanks, bombes, explosions... exprimant sa souffrance. Enfin il présente, dans une vidéo, son lieu d’inspiration : un monastère, ancienne prison et caserne...