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Birmanie La junte libère des opposants, mais pas Suu Kyi

Le gouvernement birman a annoncé hier avoir libéré 91 personnes, arrêtées lors de l’attaque, fin mai, de partisans de l’opposante Aung San Suu Kyi, mais des diplomates ont minimisé la portée de ces mesures, estimant que la libération de la dissidente n’était pas pour bientôt.
« En ce qui concerne les évènements de la nuit du 30 mai (date des heurts), nous savons aujourd’hui que six personnes ont été relâchées le 26 juin 2003, huit personnes le 2 juillet et 17 autres le 18 », dit un communiqué adressé aux ambassades à Rangoon.
« Nous apprenons qu’au total 91 personnes ont été libérées et renvoyées chez elles », indique le texte.
La dirigeante de l’opposition avait été arrêtée après les violences, ainsi que de nombreux dirigeants de son parti, la Ligue nationale pour la démocratie. Une liste de 31 noms accompagnant le communiqué comprend 29 membres de la Ligue (LND).
Des diplomates à Rangoon ont minimisé l’importance de l’annonce des libérations, estimant que ni Mme Suu Kyi ni les autres dirigeants de ce parti ne seraient libérés prochainement.
« Je ne pense pas que cela soit terriblement positif », a estimé un diplomate occidental. L’annonce de ces libérations a été rendue publique le jour où la Birmanie doit être évoquée par les pays d’Asie et l’Union européenne dans le cadre d’un forum bilatéral.
Un représentant d’un pays asiatique a renchéri, soulignant qu’on ignorait toujours combien de personnes étaient détenues depuis les heurts du 30 mai, mais qu’un chiffre de quelque 160 prisonniers avait été avancé par des diplomates et analystes.
« S’il y a d’autres détenus, je ne pense pas qu’ils soient libérés très rapidement », a-t-il ajouté.
Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) n’a pas voulu faire de commentaire.
La mise au secret du prix Nobel de la paix a provoqué une avalanche de protestations dans le monde. Les États-Unis et l’Union européenne (UE) ont menacé de durcir leurs sanctions et le Japon a suspendu toute nouvelle assistance financière à Rangoon en attendant que Mme Suu Kyi soit libre.
Lors de réunions ministérielles en juin à Phnom Penh, les pays de l’Association des nations d’Asie du Sud-Est (Asean) avaient fait une entorse inédite à leur politique de non-ingérence en demandant à Rangoon une libération rapide du chef de file de l’opposition.
Les ministres des Affaires étrangères de l’Asem (Partenariat Asie-UE) – les 15 de l’UE et seulement 7 des 10 membres de l’Asean (Cambodge, Laos et Birmanie n’étant pas inclus) – plus le Japon, la Chine et la Corée du Sud, sont réunis à Bali (Indonésie) depuis hier et doivent évoquer la question de la Birmanie.
Le gouvernement birman a annoncé hier avoir libéré 91 personnes, arrêtées lors de l’attaque, fin mai, de partisans de l’opposante Aung San Suu Kyi, mais des diplomates ont minimisé la portée de ces mesures, estimant que la libération de la dissidente n’était pas pour bientôt.« En ce qui concerne les évènements de la nuit du 30 mai (date des heurts), nous savons aujourd’hui que six personnes ont été relâchées le 26 juin 2003, huit personnes le 2 juillet et 17 autres le 18 », dit un communiqué adressé aux ambassades à Rangoon.« Nous apprenons qu’au total 91 personnes ont été libérées et renvoyées chez elles », indique le texte.La dirigeante de l’opposition avait été arrêtée après les violences, ainsi que de nombreux dirigeants de son parti, la Ligue nationale pour la démocratie. Une liste de 31...