Les États-Unis ont consenti à ne pas demander la peine de mort pour deux Britanniques détenus sur la base de Guantanamo, une concession dénoncée par les militants des droits de l’homme à Londres comme une « feuille de vigne pour cacher une situation révoltante ». Londres semble avoir obtenu des concessions de Washington sur le sort de Feroz Abbasi et Moazzam Begg, deux ressortissants britanniques soupçonnés d’appartenir au réseau el-Qaëda et détenus depuis dix-huit mois sur cette base américaine située sur l’île de Cuba. Au Royaume-Uni, « nous sommes opposés à la peine de mort en toute circonstance, mais cela ne fait pas partie de la culture des États-Unis », a observé le ministre britannique des Affaires étrangères Jack Straw, saluant cette concession de Washington. « Un certain nombre d’autres engagements ont été donnés par les États-Unis concernant leur droit à un procès équitable », a-t-il dit. Les deux suspects auront droit lors de leur procès à un avocat civil américain qu’ils choisiront, a annoncé mardi le conseiller juridique du gouvernement britannique, Peter Goldsmith. « Un juriste britannique pourra conseiller l’équipe de la défense », a-t-il précisé.
Londres va maintenant poursuivre les discussions avec Washington pour obtenir que Feroz Abbasi et Moazzam Begg, s’ils sont reconnus coupables par un tribunal militaire américain, puissent purger leur peine au Royaume-Uni.


La France soutient un cessez-le-feu, se « tient à disposition », déclare Macron