Cuba La Havane fête aujourd’hui le 50e anniversaire de la révolution castriste
le 26 juillet 2003 à 00h00
Cinquante ans après l’attaque de la caserne Moncada qui scelle son destin de leader incontesté de la révolution cubaine et promet l’avènement d’un homme nouveau, Fidel Castro est l’un des chefs d’État les plus immuables et les plus controversés de la planète. Le demi-siècle séparant le bouillant avocat de 27 ans, avide d’action et de justice qui mène la charge contre la deuxième place forte du pays le 26 juillet 1953, de l’austère commandant de la Révolution recouvre une des périodes les plus mouvementées dans l’histoire de l’Amérique latine et coïncide avec les derniers soubresauts de la guerre froide. « Nous ne pouvons pas nous plaindre. Nous avons eu le privilège de vivre ce que j’ose qualifier d’époque la plus extraordinaire et décisive qu’ait connue l’espèce humaine », déclarait le président cubain en février. Fidel Castro, seul leader qu’aient jamais connu deux générations de Cubains, reste, au soir de sa vie, l’un des derniers dirigeants à travers le monde à se réclamer du communisme. Le caractère inamovible de la Révolution est inscrit dans la Constitution, approuvée en 2002 dans un référendum par près de 90 % de la population. S’il continue d’incarner l’homme du défi permanent aux États-Unis, puissant voisin et ennemi idéologique, le président cubain s’est trouvé une nouvelle bête noire en l’Union européenne qui a voté des sanctions diplomatiques contre l’île au nom des violations accrues des droits de l’homme. Mais Fidel Castro continue d’affirmer les vertus du combat dans un monde qui ne croit plus guère à la révolution. « Je comprends maintenant, avait-il conclu, que mon destin n’était pas de venir au monde pour me reposer à la fin de ma vie. »
Cinquante ans après l’attaque de la caserne Moncada qui scelle son destin de leader incontesté de la révolution cubaine et promet l’avènement d’un homme nouveau, Fidel Castro est l’un des chefs d’État les plus immuables et les plus controversés de la planète.Le demi-siècle séparant le bouillant avocat de 27 ans, avide d’action et de justice qui mène la charge contre la deuxième place forte du pays le 26 juillet 1953, de l’austère commandant de la Révolution recouvre une des périodes les plus mouvementées dans l’histoire de l’Amérique latine et coïncide avec les derniers soubresauts de la guerre froide.« Nous ne pouvons pas nous plaindre. Nous avons eu le privilège de vivre ce que j’ose qualifier d’époque la plus extraordinaire et décisive qu’ait connue l’espèce humaine », déclarait le...
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