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TÉLÉCOMS Vodafone fait flotter un parfum d’OPA sur Vivendi Universal

Le groupe britannique de télécommunications Vodafone fait flotter un parfum d’offre publique d’achat (OPA) sur Vivendi Universal en annonçant la rupture de son pacte de non-agression avec le groupe français de médias et communication.
En respectant un préavis de six mois, Vodafone a signifié vendredi à VU son intention de mettre fin dès le 30 janvier 2004 au pacte de non-agression qui lui interdisait d’acheter des titres du groupe français.
Cette annonce a été interprétée par le marché comme le signe avant-coureur d’une éventuelle OPA que Vodafone pourrait à terme lancer sur son ancien partenaire au sein du portail Internet Vizzavi. Un début de polémique s’en est suivi. Vodafone a estimé qu’en révélant sa décision, VU a cherché à provoquer une hausse de son cours en bourse. VU a indiqué pour sa part que la décision de Vodafone devait être portée à la connaissance du marché.
Le groupe britannique avait pris l’engagement de ne pas acquérir directement ou indirectement d’actions VU, le 29 janvier 2000, aux termes d’une clause dite de « standstill » lors de la mise en place du portail commun multiaccès Vizzavi. Lancé en grande pompe en juin 2000, promis au succès, mais resté bien en deçà des espoirs de son promoteur, Vizzavi était détenu à parité (50/50) par Vodafone et VU.
Mais le groupe français, en panne de liquidités, a dû céder en août 2002 ses parts à Vodafone pour un montant de 142,7 millions d’euros en numéraire. Vizzavi était devenu entre-temps le symbole de l’échec de la stratégie de l’ex-PDG de VU, Jean-Marie Messier.
L’hypothèque de la non-agression levée, Vodafone, qui dispose d’une solide trésorerie, aura en principe les mains libres dans six mois pour tenter un assaut contre VU, qui se sera entre-temps délesté de ses actifs américains regroupés dans VU Entertainment (VUE). Des discussions sont en cours à ce sujet entre plusieurs acquéreurs potentiels et VU. Le groupe français souhaite céder l’ensemble de ses actifs américains dans le divertissement (cinéma, télévision câblée et parcs à thème) pour accélérer son désendettement et se recentrer sur les médias (Canal+) et les télécommunications (Cegetel et SFR).
L’enjeu pour Vodafone, premier groupe mondial de téléphonie mobile, est de mettre la main sur Cegetel, filiale télécommunication de Vivendi Universal, et en particulier sur sa société de téléphonie mobile, SFR, dont il détient déjà 45 %. Le groupe britannique souhaite parfaire ainsi par la France son maillage européen.
Vodafone avait en vain tenté de prendre le contrôle de Cegetel et de SFR en octobre, mais VU, estimant le prix offert par Vodafone inférieur à ses prétentions, a préféré monter dans le capital de Cegetel en rachetant lui-même les actionnaires minoritaires.
Le groupe britannique de télécommunications Vodafone fait flotter un parfum d’offre publique d’achat (OPA) sur Vivendi Universal en annonçant la rupture de son pacte de non-agression avec le groupe français de médias et communication.En respectant un préavis de six mois, Vodafone a signifié vendredi à VU son intention de mettre fin dès le 30 janvier 2004 au pacte de non-agression qui lui interdisait d’acheter des titres du groupe français.Cette annonce a été interprétée par le marché comme le signe avant-coureur d’une éventuelle OPA que Vodafone pourrait à terme lancer sur son ancien partenaire au sein du portail Internet Vizzavi. Un début de polémique s’en est suivi. Vodafone a estimé qu’en révélant sa décision, VU a cherché à provoquer une hausse de son cours en bourse. VU a indiqué pour sa part...