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Le tracé problématique de la « ligne de sécurité » (photo)

La « ligne de sécurité » dont Israël a lancé la construction en juin 2002 entre son territoire et la Cisjordanie est un ensemble d’ouvrages défensifs censé empêcher les attaques palestiniennes en territoire israélien. L’édification de cette « ligne de sécurité » a été réclamée à droite comme à gauche de l’échiquier politique israélien, suite à la vague d’attentats-suicide meurtriers qui ont frappé Israël depuis le début de l’intifada, fin septembre 2000.
Son tracé a, en revanche, dès le début suscité des tensions politiques internes et une levée de boucliers, côté palestinien, qui est allée crescendo, étant clair qu’Israël allait créer des faits accomplis en empiétant sur le territoire du futur État palestinien.
Pour la gauche israélienne, la « clôture » se doit d’épouser le plus fidèlement possible le tracé de la « ligne verte », la ligne d’armistice de la guerre israélo-arabe de juin 1967, alors que la droite, sous l’impulsion du Premier ministre Ariel Sharon, la veut beaucoup plus à l’est, pour englober un maximum de colonies juives. L’armée, de son côté, met en avant les impératifs de sécurité dictés selon elle par la topographie. Le tracé problématique de cette « ligne de sécurité » a engendré une polémique sémantique. Ainsi, Israël a choisi de la désigner par le terme de « clôture de sécurité », qui ne reflète pas l’aspect massif et impressionnant de l’ouvrage.
Les Palestiniens ont opté pour « mur », un mot à connotation politique évoquant notamment celui de Berlin, de triste mémoire. Le président américain George W. Bush a repris vendredi ce terme, après avoir reçu le Premier ministre palestinien, Mahmoud Abbas, pour critiquer son édification.
D’une longueur prévue de 350 km, la « ligne de sécurité » doit courir du nord au sud de la « ligne verte » et englober le secteur oriental de Jérusalem, annexé depuis 1967, coupant ainsi cette partie de la Ville sainte, dont les Palestiniens veulent faire la capitale de leur État, de la Cisjordanie. La « ligne de sécurité » est un vaste ensemble d’ouvrages défensifs d’une largeur pouvant atteindre plusieurs dizaines de mètres, comprenant une clôture de sécurité munie d’un dispositif électronique capable de détecter toute infiltration, des pistes de patrouille, des fossés antichars et, par endroits comme près de la ville palestinienne de Kalkiliya, une muraille de béton de huit mètres de haut.
La « ligne » devrait également coiffer sur une distance d’environ 45 km le secteur nord de la Cisjordanie et, à l’avenir, courir tout le long du versant oriental de ce territoire, de manière de permettre à Israël de garder le contrôle de la vallée du Jourdain. Elle encerclerait ainsi quasi totalement la Cisjordanie.
Israël a jugé bon d’annuler l’inauguration du premier tronçon (140 km) de la « ligne » suite à la controverse suscitée par l’ouvrage dont le coût du kilomètre est estimé, par endroits, à environ 2 millions de dollars.
La « ligne de sécurité » dont Israël a lancé la construction en juin 2002 entre son territoire et la Cisjordanie est un ensemble d’ouvrages défensifs censé empêcher les attaques palestiniennes en territoire israélien. L’édification de cette « ligne de sécurité » a été réclamée à droite comme à gauche de l’échiquier politique israélien, suite à la vague d’attentats-suicide meurtriers qui ont frappé Israël depuis le début de l’intifada, fin septembre 2000.Son tracé a, en revanche, dès le début suscité des tensions politiques internes et une levée de boucliers, côté palestinien, qui est allée crescendo, étant clair qu’Israël allait créer des faits accomplis en empiétant sur le territoire du futur État palestinien.Pour la gauche israélienne, la « clôture » se doit d’épouser le plus...