La mort impitoyable et aveugle a frappé autour de nous à coups redoublés : les fleurs que nous avions déposées il y a quelque temps sur la tombe des coureurs vétérans Mohammed Itani et Joseph Antipas étaient à peine fanées qu’il nous a fallu faire à nouveau nos adieux au doyen des coureurs de fond vétérans, le Dr Mohammed Ezzeddine (92 ans). Le destin, l’implacable destin, n’a pas voulu que l’homme qui nous a quittés achève dans le calme du soir, après la tâche accomplie, une œuvre (le bon exemple par le sport) qu’il voulait humaine au service de toute la jeunesse libanaise ; une jeunesse corrompue par les jouissances matérielles et physiques, encouragée par la pornographie, l’alcool, le tabac, les jeux de hasard, les clubs de nuit, et j’en passe. Il me disait : « Je ne m’étonnerai pas si un jour notre pauvre jeunesse réclamerait la retraite à 25 ans pour avoir goûté à toutes les jouissances de cette vie charnelle. » Il est allé dans la plénitude de sa belle intelligence, plus jeune d’esprit, plus serein que jamais, terrassé en plein vol et en pleine vigueur. Car la mort impitoyable a eu raison de sa résistance et de sa volonté de vivre, de vivre pour cette jeunesse repue et corrompue, pour ses amis qui l’appréciaient, l’estimaient et l’aimaient. Le Dr Mohammed Ezzeddine était doué des plus rares et des plus précieuses qualités de cœur, du sens de l’humain, et personne ne poussait plus loin le culte de l’amitié et du bon exemple le plus humain. Ajoutez à cela une volonté d’acier trempé, une détermination à vouloir inculquer à la jeunesse libanaise les principes sacrés du sport – à savoir la santé par le sport – et par le bon exemple à les pratiquer régulièrement au point que dans tous les livres qu’il avait écrits au cours de son chemin dans cette vie, ses œuvres trahissaient en lui « le professeur d’énergie ». Les discours les plus courts sont toujours les plus sincères. Mohammed Ezzeddine, reposez en paix ; votre souvenir, toujours vivant dans nos cœurs, ressuscitera devant nos yeux votre si noble et si belle figure. À tous ceux qui vous ont connu, nous dirons : « Courage et espoir. » Espoir est la devise éternelle de ceux qui savent ne pas se laisser abattre, ne pas abandonner, car tel est le principe de l’athlète vétéran.
Brigadier François Genadry président du club des vétérans
La mort impitoyable et aveugle a frappé autour de nous à coups redoublés : les fleurs que nous avions déposées il y a quelque temps sur la tombe des coureurs vétérans Mohammed Itani et Joseph Antipas étaient à peine fanées qu’il nous a fallu faire à nouveau nos adieux au doyen des coureurs de fond vétérans, le Dr Mohammed Ezzeddine (92 ans). Le destin, l’implacable destin, n’a pas voulu que l’homme qui nous a quittés achève dans le calme du soir, après la tâche accomplie, une œuvre (le bon exemple par le sport) qu’il voulait humaine au service de toute la jeunesse libanaise ; une jeunesse corrompue par les jouissances matérielles et physiques, encouragée par la pornographie, l’alcool, le tabac, les jeux de hasard, les clubs de nuit, et j’en passe. Il me disait : « Je ne m’étonnerai pas si un jour...
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