Rechercher
Rechercher

Actualités

Suisse-France : l’Euro commence à Genève

Reconstruite, régénérée, finalement débarrassée de ses démons, l’équipe de France entame une nouvelle saison, contre la Suisse ce soir à Genève, une rencontre amicale préparatoire aux prochains matches qualificatifs, et décisifs, pour l’Euro 2004 en septembre.
En août 2002, Jacques Santini, fraîchement désigné, se demandait bien comment les Bleus allaient réagir au sortir d’un Mondial catastrophique. Un an et 14 matches – 12 victoires, 1 nul et 1 défaite – plus tard, le parcours parfait en qualifications pour l’Euro et la victoire en Coupe des confédérations l’ont rassuré.
Une réussite dont attestent les déclarations de l’emblématique capitaine aux 108 sélections, Marcel Desailly : « Aujourd’hui, nous réagissons positivement au discours du sélectionneur. Certaines choses qu’il a dites se sont révélées exactes. Avec le temps il est dans le vrai. Nous croyons encore plus en lui. »

« Objectif Portugal »
Aujourd’hui, avec une équipe retrouvée et conquérante, c’est sur les bords paisibles du lac Leman que Santini entend, après une brève pause estivale, reprendre sa mission « objectif Portugal ». Car s’il faudra attendre les matches contre Chypre et la Slovénie, les 6 et 10 septembre, pour que la France obtienne son ticket pour la phase finale de l’Euro, pas question pour autant de négliger le rendez-vous genevois.
« Le onze qui débutera sera le plus compétitif du moment », explique Jacques Santini, qui admet toutefois que « dans 15 jours, nous serons au pied de l’essentiel, c’est-à-dire une qualification qu’il faudra concrétiser ».
« Par rapport à l’année dernière, les joueurs se connaissent. Nous n’en sommes plus au stade des découvertes », continue-t-il. Pour son premier match en Tunisie l’an passé, il avait en effet dû composer entre les mondialistes dépités, des revenants (Carrière, Bréchet, Marlet) et quelques néophytes intimidés (Govou, Cheyrou, Mexès).

Stabilité et confiance
Mais désormais, le groupe, fort d’une trentaine d’éléments, a acquis un minimum d’automatisme et de vie en commun. À tel point que Santini entend se baser exclusivement sur celui-ci jusqu’à l’Euro, insistant une nouvelle fois sur les notions de « stabilité » et de « confiance ».
« Il ne fait pas partie des premiers choix. Il y a des bons wagons à prendre et des mauvais. On s’en tient à ceux qui ont donné satisfaction l’année dernière », argue-t-il ainsi à l’évocation du nom de Vikash Dhorasoo, pourtant considéré comme un des meilleurs milieux de L1.
Ce soir, à défaut de tomber dans les tâtonnements et les approximations qui avaient prévalu face à la Tunisie, il ne faut toutefois pas forcément s’attendre à une équipe de France souveraine. Les matches de rentrée, où les états de forme sont différents selon les joueurs, font rarement des étincelles.
D’autant plus que face à des Suisses, qui, eux aussi, espèrent bien se retrouver au Portugal dans dix mois, le staff technique entend « donner du temps de jeu à tous ».
L’équipe de départ devrait néanmoins être assez classique avec une colonne vertébrale Barthez-Desailly-Vieira-Zidane-Henry, même si certains postes peuvent être en balance du fait que tous les joueurs n’ont pas encore recommencé leurs championnats. C’est le cas notamment des « Italiens » (Thuram, Trezeguet, Dacourt et Dabo, appelé en renfort lundi soir) et des « Espagnols » (Zidane, Makelele).
Seule certitude, les absences conjuguées de Gallas et Mexès vont obliger le sélectionneur à former une charnière centrale inédite ou presque. Mikaël Silvestre, très à son aise dans l’axe à Manchester mais le plus souvent latéral gauche en bleu, pourrait ainsi débuter auprès de Desailly.
Reconstruite, régénérée, finalement débarrassée de ses démons, l’équipe de France entame une nouvelle saison, contre la Suisse ce soir à Genève, une rencontre amicale préparatoire aux prochains matches qualificatifs, et décisifs, pour l’Euro 2004 en septembre.En août 2002, Jacques Santini, fraîchement désigné, se demandait bien comment les Bleus allaient réagir au sortir d’un Mondial catastrophique. Un an et 14 matches – 12 victoires, 1 nul et 1 défaite – plus tard, le parcours parfait en qualifications pour l’Euro et la victoire en Coupe des confédérations l’ont rassuré.Une réussite dont attestent les déclarations de l’emblématique capitaine aux 108 sélections, Marcel Desailly : « Aujourd’hui, nous réagissons positivement au discours du sélectionneur. Certaines choses qu’il a dites se sont...