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« C’était un vrai carnage »

Le directeur de l’agence de l’Onu chargé de la lutte contre les mines, Martin Barber, venait de commencer sa conférence de presse hier après-midi, pour en expliquer les dangers quand une énorme explosion s’est produite, a raconté Mouna Naïm, journaliste du Monde.
« Il était 16h30 (10h30 GMT) quand j’ai entendu une explosion si forte que j’ai cru qu’elle avait eu lieu dans l’immeuble. Tout s’est effondré : les plafonds, les vitres, les poutres métalliques », a-t-elle raconté. « L’électricité s’est coupée. Nous avons été envahis par la poussière. Je ne voyais plus devant moi. J’ai pu discerner dans la salle une personne qui était blessée au visage et à l’œil », a-t-elle ajouté.
Elle est sortie avec difficulté de la salle au rez-de-chaussée. « Nous ne savons pas sur quoi nous marchions. Le hall d’entrée était totalement dévasté et cela m’a pris du temps pour sortir. » « Dehors, c’était un véritable carnage. Ils ont commencé à sortir les victimes. Certains étaient sérieusement blessés, à l’épaule, au dos, à la nuque, à la poitrine. Il y avait beaucoup de femmes », raconte la journaliste.
L’armée américaine est arrivée rapidement sur les lieux ainsi que les secouristes de l’Onu. « Derrière le parking, il y avait des tentes et beaucoup y ont été transportés. Ils étaient allongés sur des lits, sur le sol, sur des draps ». « Dans la cour, des gens étaient étendus. Des femmes pleuraient ou tremblaient et d’autres gardaient leur sang-froid. Des gens criaient en cherchant un ami. Les gens s’occupaient les uns des autres. L’aide entre les gens était remarquable », a-t-elle ajouté.
Le directeur de l’agence de l’Onu chargé de la lutte contre les mines, Martin Barber, venait de commencer sa conférence de presse hier après-midi, pour en expliquer les dangers quand une énorme explosion s’est produite, a raconté Mouna Naïm, journaliste du Monde.« Il était 16h30 (10h30 GMT) quand j’ai entendu une explosion si forte que j’ai cru qu’elle avait eu lieu dans l’immeuble. Tout s’est effondré : les plafonds, les vitres, les poutres métalliques », a-t-elle raconté. « L’électricité s’est coupée. Nous avons été envahis par la poussière. Je ne voyais plus devant moi. J’ai pu discerner dans la salle une personne qui était blessée au visage et à l’œil », a-t-elle ajouté.Elle est sortie avec difficulté de la salle au rez-de-chaussée. « Nous ne savons pas sur quoi nous marchions. Le...