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Actualités

Euro 2003 (dames) : mission accomplie pour les Russes

Annoncée comme la grande favorite par tous les entraîneurs, la Russie s’est contentée d’accomplir sa mission sans éclat en remportant la 29e édition du championnat d’Europe de basket-ball féminin, dimanche soir à Patras (Péloponnèse).
Ce succès, le premier depuis 1991 (fin de l’hégémonie de l’ex-Union Soviétique avec 17 victoires de suite), est en effet loin d’être le triomphe annoncé. Cette équipe, en dépit de trois mois de préparation, n’a en effet que rarement proposé le niveau de jeu auquel elle pouvait prétendre. Avec deux défaites en phase préliminaire (groupe B), contre la Slovaquie (80-72) et face à l’Espagne (64-61), les Russes ont laissé apparaître des failles. Un aspect peu compatible avec leurs qualités. Celles qui avaient mis les États-Unis en difficulté lors de la finale du Mondial 2002 (79-74). L’ambiance au sein du groupe du taciturne Vadim Kapranov explique peut-être les atermoiements des « tsarines », à peine souriantes sur le podium. Avec Maria Stepanova s’occupant plus de son bébé que de l’équipe et d’autres filles vivant à l’écart avec leur compagnon, l’union sacrée a été compliquée à réaliser.

Progression
Ce n’est qu’à partir des quarts de finale contre la France (79-66) que ces joueuses ont retrouvé un objectif commun et un jeu plus cohérent : la qualification olympique et un titre dont elles étaient privées en dépit de deux finales de compétitions majeures disputées (Euro 2001 et Mondial 2002). Pour finir, elles sont donc parvenues à leurs fins. Dans la deuxième phase, elles ont passé sans encombre les ex-tenantes du titre, ont dominé avec maîtrise les Espagnoles (78-71), avant de finir par un succès sur la République tchèque (59-56), équipe qui restera le révélation du tournoi. Pas grand monde ne voyait ces Tchèques aussi haut. Il y a deux ans encore, elles n’étaient même pas parmi les huit meilleures formations européennes, terminant péniblement l’Euro 2001 à la neuvième place.
Mais elles ont beaucoup appris depuis. Parfois dans la douleur avec de lourdes défaites. C’est lors de ce travail de longue haleine que Jan Bobrovsky a forgé les Hana Machova ou Lucie Blahuskova (meilleure joueuse du tournoi), et réalisé un amalgame entre leur taille et une vitesse d’exécution impressionnante. Ce travail sur la durée, cette persévérance pour arriver, devaient forcément payer un jour. Cet Euro est arrivé à point pour montrer que les Tchèques pouvaient revenir au niveau des anciennes de la Tchécoslovaquie. En attendant de faire mieux, leurs aînées ayant perdu pas moins de sept finales, la dernière en 1989.

Folie
En dépit de la défaite en finale, ces Tchèques se sont affirmées comme des prétendantes au podium olympique. Ce statut vaut d’ailleurs aussi pour l’Espagne et son jeu basé sur le tir extérieur, comme a pu le constater la Pologne (87-81). Les Espagnoles, menées de 15 points à la fin du troisième quart-temps, ont réalisé une dernière période de folie (31-10) pour décrocher le dernier billet pour Athènes. La quatrième place était réservée à la Grèce, pays organisateur mais qui n’a pourtant pas le niveau. Derrière ces trois leaders, la Belgique est sûrement l’équipe qui a réussi la performance la plus surprenante. Sa sixième place s’apparente à un exploit, qui revient en grande partie à Ann Wauters. Cette intérieure avait déjà sorti son équipe des préqualifications, dans lesquelles pourtant se trouvaient l’Italie et la Lituanie. En match de classement, les Belges ont cédé devant la France (94-75). Pour cette dernière, même si elle était en pleine reconstruction avec l’arrivée de quatre jeunes joueuses, c’était le moins qu’elle pouvait réaliser après son élimination de la course à la défense de sa couronne devant la Russie.
Annoncée comme la grande favorite par tous les entraîneurs, la Russie s’est contentée d’accomplir sa mission sans éclat en remportant la 29e édition du championnat d’Europe de basket-ball féminin, dimanche soir à Patras (Péloponnèse).Ce succès, le premier depuis 1991 (fin de l’hégémonie de l’ex-Union Soviétique avec 17 victoires de suite), est en effet loin d’être le triomphe annoncé. Cette équipe, en dépit de trois mois de préparation, n’a en effet que rarement proposé le niveau de jeu auquel elle pouvait prétendre. Avec deux défaites en phase préliminaire (groupe B), contre la Slovaquie (80-72) et face à l’Espagne (64-61), les Russes ont laissé apparaître des failles. Un aspect peu compatible avec leurs qualités. Celles qui avaient mis les États-Unis en difficulté lors de la finale du Mondial...