La « feuille de route » est inutile, affirme Assad
le 30 septembre 2003 à 00h00
Le président syrien, Bachar el-Assad, a estimé hier que le « gouvernement de guerre » d’Israël avait rendu « inutile » la « feuille de route » pour la paix au Proche-Orient. Dans une interview au journal italien Corriere della Sera, dont l’agence de presse officielle syrienne Sana publie des extraits, M. Assad critique aussi le plan de paix car il n’offre pas de mécanisme pour un accord final au Proche-Orient. La « feuille de route » proposée par les États-Unis, l’Union européenne, la Russie et les Nations unies, « n’a pas de mécanisme. Elle est basée sur des généralités », affirme M. Assad. « Elle est inutile, nous ne l’avons pas considérée comme un plan d’action et nous ne croyons pas qu’elle en soit un », ajoute-t-il. « Elle n’existe que dans les médias. » Pour le président syrien, « le gouvernement israélien actuel est un gouvernement de guerre et un tel gouvernement n’a pas intérêt à parvenir à la paix, par conséquent, il poursuit les assassinats et les meurtres, de telle sorte que la “feuille de route” n’avance pas », poursuit le président syrien. M. Assad précise qu’il n’a aucune indication « verbale ou concrète » montrant que l’État hébreu veut relancer les négociations de paix avec la Syrie. Damas s’est souvent dit prêt à reprendre les discussions concernant le plateau du Golan, occupé par Israël depuis 1967, et qui ont échoué en 2000. Israël s’est dit prêt pour sa part à revenir sans condition à la table des négociations, en référence à la demande de la Syrie pour que soient pris en compte les acquis d’une décennie de discussions. La Syrie affirme qu’elle approuvera tout accord de paix acceptable par les Palestiniens. Elle critique toutefois la « feuille de route », qui marginalise à ses yeux le rôle de la Syrie et du Liban, les seuls voisins arabes d’Israël à avoir signé un accord avec lui. M. Assad ajoute que Damas a souvent été en désaccord avec le président palestinien Yasser Arafat, mais que les États-Unis commettraient toutefois une erreur en approuvant sa « neutralisation » par Israël. Concernant d’éventuelles attaques ciblées israéliennes contre des dirigeants du Hamas et du Jihad islamique en Syrie et au Liban, Assad répond : « Il est normal que nous prenions des précautions contre toute chose négative à laquelle Israël pourrait penser. Israël est toujours prêt à commettre des assassinats partout dans le monde. »
Le président syrien, Bachar el-Assad, a estimé hier que le « gouvernement de guerre » d’Israël avait rendu « inutile » la « feuille de route » pour la paix au Proche-Orient. Dans une interview au journal italien Corriere della Sera, dont l’agence de presse officielle syrienne Sana publie des extraits, M. Assad critique aussi le plan de paix car il n’offre pas de mécanisme pour un accord final au Proche-Orient. La « feuille de route » proposée par les États-Unis, l’Union européenne, la Russie et les Nations unies, « n’a pas de mécanisme. Elle est basée sur des généralités », affirme M. Assad. « Elle est inutile, nous ne l’avons pas considérée comme un plan d’action et nous ne croyons pas qu’elle en soit un », ajoute-t-il. « Elle n’existe que dans les médias. » Pour le président syrien, « le...
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