Le ministre brésilien des Affaires étrangères, Celso Amorim, a rejeté l’accord intervenu mercredi dernier entre l’Union européenne et les États-Unis sur une partie agricole des négociations au sein de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Le ministre souligne que « la proposition est vague dans ce qui pourrait être positif et précise sur ce qui est négatif ». Pour le ministre, le principal problème du compromis présenté par Washington et Bruxelles porte, pour le Brésil, sur l’absence d’engagement à une élimination de toutes les subventions agricoles. Ce qui représente, estime-t-il, un pas en arrière par rapport à ce qui avait été établi à la réunion de Doha, où avait été lancée la session de négociations prévoyant la fin de ces aides financières, qui, aux yeux du Brésil, déséquilibrent le marché international. Le Brésil n’est pas d’accord non plus sur la proposition de suppression du traitement spécial réservé aux pays en développement qui connaissent un excédent commercial agricole, comme c’est le cas du Brésil, l’un des principaux exportateurs de produits agricoles et alimentaires du monde. L’an dernier, l’excédent de la balance agro-alimentaire brésilienne a été de 20,3 milliards de dollars et devra atteindre 24 milliards de dollars cette année. « Ils laissent entendre que ces pays perdraient, dans le meilleur des cas, les bénéfices de soutiens à l’agriculture, qui sont déjà très maigres », a souligné M. Amorim au journal Gazeta Mercantil.
Le ministre brésilien des Affaires étrangères, Celso Amorim, a rejeté l’accord intervenu mercredi dernier entre l’Union européenne et les États-Unis sur une partie agricole des négociations au sein de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).Le ministre souligne que « la proposition est vague dans ce qui pourrait être positif et précise sur ce qui est négatif ».Pour le ministre, le principal problème du compromis présenté par Washington et Bruxelles porte, pour le Brésil, sur l’absence d’engagement à une élimination de toutes les subventions agricoles.Ce qui représente, estime-t-il, un pas en arrière par rapport à ce qui avait été établi à la réunion de Doha, où avait été lancée la session de négociations prévoyant la fin de ces aides financières, qui, aux yeux du Brésil, déséquilibrent le...
L'actualité du Liban et de la région analysée et décryptée par nos journalistes. Découvrez tout notre contenu pour seulement 1 $ pendant 3 mois.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.