Le mouvement antiannexionniste israélien La Paix maintenant a dénoncé cette mesure affirmant qu’elle contrevenait aux engagements israéliens vis-à-vis de la « feuille de route ».
La mise en chantier de Har Homa, en mars 1997, sous le gouvernement de droite de Benjamin Netanyahu, avait déclenché la colère des Palestiniens et conduit à un blocage durable du processus de paix.
Située sur la colline occupée d’Abou Ghneim, à la limite entre Jérusalem-Est et la ville autonome palestinienne de Bethléem, en Cisjordanie, l’implantation de Har Homa doit comprendre à terme 6 500 logements.
La « feuille de route » exige un « gel de toute activité de colonisation y compris l’expansion naturelle » et le démantèlement des points de colonisation établis depuis mars 2001.
Le gouvernement israélien considère que ces restrictions ne s’appliquent pas à Jérusalem-Est qui, aux yeux de la loi israélienne, fait partie intégrante du territoire israélien, alors que pour la communauté internationale il s’agit d’un territoire conquis.
« La construction à Har Homa, qui est une implantation particulièrement controversée, est une violation d’autant plus flagrante de la “feuille de route” qu’elle s’inscrit dans le cadre de tout une série de mesures d’encouragement à la colonisation », a déclaré le porte-parole de La Paix maintenant, Yariv Oppenheimer.
Officiellement, Israël ne construit plus d’implantations nouvelles depuis plusieurs années, mais seulement de « nouveaux quartiers » de colonies existantes, parfois éloignées de plus de deux kilomètres de la colonie mère.
Par ailleurs, des colons ont érigé des dizaines de points de colonisation sauvages qui ont presque tous reçu a posteriori le feu vert des autorités.

