Le cerveau des attentats de Bali demande à être exécuté(photo)
le 12 août 2003 à 00h00
Imam Samudra, accusé d’être le cerveau des attentats de Bali, a remercié hier le procureur d’avoir requis contre lui la peine de mort qui lui permettra, a-t-il dit, de se rapprocher de Dieu. Cet informaticien de 33 ans comparaît moins d’une semaine après la condamnation à mort d’Amrozi, surnommé « le plastiqueur qui rit », pour son rôle dans les attentats contre deux boîtes de nuit qui ont fait 202 morts en octobre dernier. Samudra a débuté sa déclaration en récitant en arabe des versets du Coran. « J’aimerais dire merci à l’équipe du procureur qui a requis la peine de mort. Parce que dans la mort, nous vivons paisiblement, dans la mort, nous nous rapprochons de Dieu », a-t-il dit. À l’instar d’autres accusés, Samudra et Amrozi étaient des disciples d’Abu Bakar Bashir, un religieux indonésien soupçonné d’être le chef de la nébuleuse Jamaa islamiya (JI), bien qu’il s’en défende. Bashir est actuellement jugé pour trahison et le parquet doit présenter aujourd’hui ses réquisitions. Il est passible de la réclusion à vie. La JI, à laquelle sont imputés les attentats de Bali et qui est soupçonnée de liens avec le réseau el-Qaëda d’Oussama Ben Laden, est aussi le suspect n° 1 dans l’attentat-suicide de mardi dernier contre l’hôtel Marriott de Djakarta, où 11 personnes ont trouvé la mort. Bashir a créé une école coranique près de Solo, dans le centre de Java. Or le kamikaze de l’hôtel Marriott a fréquenté cette école, ont noté les enquêteurs. Bashir a démenti l’existence même de la JI bien qu’au cours du procès, de nombreux témoins et d’anciens disciples l’aient présenté comme le chef de ce mouvement dont l’objectif est d’établir un État islamique dans la région. Samudra a reconnu son implication dans les attentats de Bali et il a dit vouloir se battre contre les États-Unis, mais il a démenti en avoir été le cerveau.
Imam Samudra, accusé d’être le cerveau des attentats de Bali, a remercié hier le procureur d’avoir requis contre lui la peine de mort qui lui permettra, a-t-il dit, de se rapprocher de Dieu. Cet informaticien de 33 ans comparaît moins d’une semaine après la condamnation à mort d’Amrozi, surnommé « le plastiqueur qui rit », pour son rôle dans les attentats contre deux boîtes de nuit qui ont fait 202 morts en octobre dernier. Samudra a débuté sa déclaration en récitant en arabe des versets du Coran. « J’aimerais dire merci à l’équipe du procureur qui a requis la peine de mort. Parce que dans la mort, nous vivons paisiblement, dans la mort, nous nous rapprochons de Dieu », a-t-il dit. À l’instar d’autres accusés, Samudra et Amrozi étaient des disciples d’Abu Bakar Bashir, un religieux indonésien...
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