Rechercher
Rechercher

Actualités

Téhéran exclut tout compromis sur son droit à enrichir l’uranium

L’Iran a exclu dimanche de transiger sur son droit à la technologie nucléaire et à l’enrichissement d’uranium, activité qui suscite la plus vive préoccupation de la communauté internationale. « L’Iran n’acceptera pas de compromis sur son droit à la technologie nucléaire et à l’enrichissement », a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Hamid Reza Assefi, opposant ainsi une fin de non-recevoir à une exigence fondamentale de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), quelques jours avant que cette dernière ne mène une nouvelle mission d’inspection en Iran.
M. Assefi s’est toutefois dit convaincu que l’Iran et la communauté internationale parviendront à résoudre leurs différends « si la partie opposée ne fait pas d’une affaire technique une affaire politique » et « s’ils parviennent à travailler dans le calme loin du vacarme des pays étrangers à commencer par les États-Unis ».
L’agence onusienne veillant à la non-prolifération a donné le 12 septembre jusqu’au 31 octobre à l’Iran pour fournir des garanties probantes qu’il ne met pas au point l’arme atomique sous couvert de programme nucléaire civil. Inquiète que l’Iran ne détourne secrètement de l’uranium à des fins militaires, elle lui a aussi demandé de suspendre toute activité d’enrichissement. Ses craintes ont été renforcées par la découverte à deux reprises de traces d’uranium hautement enrichi en Iran. Ces prélèvements pourraient signifier que les Iraniens ont effectivement enrichi de l’uranium sans le déclarer à l’AIEA, violant ainsi le Traité de non-prolifération.
Les Iraniens assurent que ces traces proviennent d’équipements qu’ils ont achetés d’occasion et qui ont été contaminés avant leur importation.
En réponse à l’appel de l’AIEA, le représentant iranien auprès de l’agence, Ali Akbar Salehi, a annoncé le 22 septembre que l’usine d’enrichissement de combustible de Natanz était « entrée en opération à titre expérimental depuis plusieurs semaines ». Il n’a pas dit cependant que l’Iran y enrichissait de l’uranium. Le ministre des Affaires étrangères Kamal Kharazi a déclaré deux jours plus tard qu’en « aucun cas » son pays ne renoncerait à son droit au nucléaire et à l’enrichissement d’uranium. Jusqu’alors, l’Iran s’est contenté d’annoncer qu’il revoyait a minima sa coopération avec l’AIEA sans dire quelle forme celle-ci prendrait d’ici au 31 octobre. Dans son ultimatum, l’agence dit attendre qu’il lui fournisse d’ici à cette date un « accès illimité » à tous les sites et prenne toutes les mesures que l’AIEA « jugera nécessaires ».
L’inspection qui devait commencer aujourd’hui a été repoussée à jeudi, le temps pour les Iraniens, selon le directeur général de l’AIEA Mohammed el-Baradei, de décider de leur niveau de coopération avec l’agence.
« Nous pensons que les discussions avec l’agence doivent continuer et c’est pour cela que les experts de l’agence viennent dans les prochains jours », a dit M. Assefi.
Les pressions sur l’Iran ne faiblissent pas pour autant. M. el-Baradei a pressé les Iraniens samedi, « s’ils n’ont rien à cacher, (d’ouvrir) toutes leurs installations et tous leurs registres », faute de quoi il risque de devoir saisir le Conseil de sécurité, avec la menace de sanctions internationales. S’assurer que l’Iran n’a pas secrètement enrichi de l’uranium constitue à cet égard la « priorité numéro un », a-t-il expliqué.
L’Iran a exclu dimanche de transiger sur son droit à la technologie nucléaire et à l’enrichissement d’uranium, activité qui suscite la plus vive préoccupation de la communauté internationale. « L’Iran n’acceptera pas de compromis sur son droit à la technologie nucléaire et à l’enrichissement », a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Hamid Reza Assefi, opposant ainsi une fin de non-recevoir à une exigence fondamentale de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), quelques jours avant que cette dernière ne mène une nouvelle mission d’inspection en Iran.M. Assefi s’est toutefois dit convaincu que l’Iran et la communauté internationale parviendront à résoudre leurs différends « si la partie opposée ne fait pas d’une affaire technique une affaire politique...