Rechercher
Rechercher

Actualités

ADM : l’Administration US défend la qualité de ses renseignements

L’Administration américaine a continué hier de défendre la qualité des renseignements ayant précédé la guerre contre l’Irak alors que des parlementaires dénoncent la faiblesse des preuves avancées sur la présence d’armes de destruction massive.
La commission du Renseignement de la Chambre des représentants s’est attaquée au bien-fondé des informations transmises avant la guerre par les services de renseignements sur les armes de destruction massive (ADM) de l’Irak, dans une lettre dont le Washington Post s’est procuré une copie.
S’adressant au directeur de la CIA, George Tenet, ces parlementaires, qui ont examiné pendant quatre mois les renseignements utilisés par l’Administration de George W. Bush pour justifier la guerre en Irak, ont estimé que la plupart des données fournies étaient périmées.
Ils affirment aussi que les renseignements sur les ADM, tout comme les liens supposés entre le régime de Saddam Hussein et el-Qaëda, étaient « trop incertains », « pas concrets » et « fragmentaires ». « L’absence de preuves montrant que des armes chimiques et biologiques avaient été détruites a été considérée comme une preuve que le programme (pour développer ces armes) se poursuivait », notent-ils par exemple.
Le secrétaire d’État Colin Powell et la conseillère à la Sécurité nationale de George W. Bush, Condoleezza Rice, se sont relayés sur les principales chaînes de télévision américaine pour défendre l’Administration, à l’occasion des traditionnels débats politiques du dimanche matin. Mme Rice s’est montrée la plus virulente. « Tous les éléments montraient des armes et des programmes d’armement de plus en plus dangereux », a-t-elle justifié sur NBC, faisant référence à des rapports de l’Onu et des renseignements de pays alliés suggérant que le dictateur irakien n’avait pas déclaré « d’importants stocks d’armes ». « Le point de départ de cette guerre, c’était que Saddam Hussein représentait une menace, qu’il avait utilisé des armes de destruction massive et qu’il continuait à chercher à en acquérir », a-t-elle expliqué. « Il est peu probable que l’essentiel de notre dossier – à savoir que (Saddam) possédait des ADM et cherchait toujours à en acquérir – ait été faux », a-t-elle insisté. Interrogée sur la lettre des parlementaires spécialistes du renseignement – le président de la commission, Porter Goss, est un ancien de la CIA –, Mme Rice a affirmé sur Fox : « Le président (Bush) est convaincu qu’il a bénéficié de très bons renseignements avant la guerre et soutient ce que le directeur de la CIA lui a transmis à l’époque ». « Les renseignements se sont enrichis de 1998 jusqu’à la guerre. Et rien ne laissait penser que Saddam Hussein avait mis fin à ses démarches pour acquérir des armes de destruction massive », a-t-elle encore plaidé.
M. Powell a confirmé de son côté son soutien à l’intervention en Irak, indiquant n’avoir aucun regret en dépit de l’absence dans l’immédiat de trace d’armes de destruction massive (ADM). « Je ne pense pas que nous ayons à regretter quoi que ce soit », a-t-il dit sur ABC. « Le président a mené cette guerre parce que, et je le crois toujours, il y avait des armes de destruction massive et des programmes d’armement, et aussi parce que ce régime soutenait le terrorisme et violait les droits de l’homme ».
L’Administration américaine a continué hier de défendre la qualité des renseignements ayant précédé la guerre contre l’Irak alors que des parlementaires dénoncent la faiblesse des preuves avancées sur la présence d’armes de destruction massive.La commission du Renseignement de la Chambre des représentants s’est attaquée au bien-fondé des informations transmises avant la guerre par les services de renseignements sur les armes de destruction massive (ADM) de l’Irak, dans une lettre dont le Washington Post s’est procuré une copie.S’adressant au directeur de la CIA, George Tenet, ces parlementaires, qui ont examiné pendant quatre mois les renseignements utilisés par l’Administration de George W. Bush pour justifier la guerre en Irak, ont estimé que la plupart des données fournies étaient périmées.Ils...