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Le président de la federcalcio, Franco Carraro, sur la sellette

Le président de la Fédération italienne de football (FIGC-federcalcio), Franco Carraro, se trouve sur la sellette à la suite du nouveau scandale des garanties bancaires de plusieurs clubs, l’AS Rome (1re div.), Naples (2e div.) et Spal Ferrara (3e div.), qui a miné une position déjà bien difficile.
Se faisant l’écho d’une grande partie de l’opinion publique, le numéro deux du gouvernement, le vice-Premier ministre Gianfranco Fini, a récemment invité M. Carraro à jeter l’éponge.
Ce dernier se prétend publiquement ami du secrétaire d’État à la présidence du Conseil, Gianni Letta, un proche du chef du gouvernement Silvio Berlusconi.
M. Fini souhaite qu’un haut commissaire soit désigné en lieu et place de M. Carraro pour tenter de remettre le « train azzurro » sur ses rails.
Le nouveau scandale des garanties bancaires présumées truquées vient après d’autres pour M. Carraro, déjà très ébranlé après le camouflet de la squadra azzurra éliminée en huitièmes de finale au Mondial 2002 par la Corée du Sud (2-1, but en or), et lâché par beaucoup.
Élu à l’unanimité en décembre 2001 comme successeur de Luciano Nizzola, le président Carraro, 62 ans, ancien président de la Ligue des clubs a dû faire face à des affaires à répétition.

De marbre
Le fiasco coréen que toute la presse spécialisée a attribué en partie à l’absence du poids politique de la part de la Fédération italienne au plan international n’a constitué que le point d’orgue d’une gestion fédérale incertaine, hésitante sur tous les plans.
Plusieurs fois poussé vers la sortie, M. Carraro a toujours refusé toute idée de démission, s’accrochant à son fauteuil avec obstination.
« Je suis de marbre comme l’on dit à Rome », a-t-il répondu à une affirmation du sous-secrétaire d’État au ministère des Finances, le remerciant de sa présence à la récente présentation à la nouvelle grille du loto sportif.
« Je vous remercie d’être venu, pour vous, il eût été plus facile de ne pas être là », lui avait dit M. Manlio Contento.
Plusieurs affaires, encore en cours, sont reprochées ouvertement à M. Carraro. Celle du club de Catane, rétrogradé en 3e division pour une irrégularité sur la feuille d’un match contre Sienne, mais réadmis, pour l’instant du moins, en 2e division sur intervention du tribunal administratif régional.
Celle de l’Aquila ensuite, club de 3e division, d’abord renvoyé en 4e pour des malversations dans les documents d’inscription en championnat, mais que la justice ordinaire a jugé parfaitement réguliers, disposant sa réadmission immédiate en 3e division.
Que fera M. Carraro ? Écoutera-t-il les conseils de tous ses détracteurs ? Le prochain conseil fédéral du 19 août ne manquera pas de piquant.
Le président de la Fédération italienne de football (FIGC-federcalcio), Franco Carraro, se trouve sur la sellette à la suite du nouveau scandale des garanties bancaires de plusieurs clubs, l’AS Rome (1re div.), Naples (2e div.) et Spal Ferrara (3e div.), qui a miné une position déjà bien difficile.Se faisant l’écho d’une grande partie de l’opinion publique, le numéro deux du gouvernement, le vice-Premier ministre Gianfranco Fini, a récemment invité M. Carraro à jeter l’éponge.Ce dernier se prétend publiquement ami du secrétaire d’État à la présidence du Conseil, Gianni Letta, un proche du chef du gouvernement Silvio Berlusconi.M. Fini souhaite qu’un haut commissaire soit désigné en lieu et place de M. Carraro pour tenter de remettre le « train azzurro » sur ses rails.Le nouveau scandale des garanties...