« Il s’agit d’un acte symbolique pour prouver que des hommes et femmes courageux, des deux peuples, confrontés à des conditions difficiles, sont capables de vivre côte à côte », a déclaré l’homme d’affaire israélien Heskel Nathaniel, 40 ans, à l’origine de l’expédition. « Je sais que ce projet peut paraître utopique, mais nous avons au moins le mérite de faire quelque chose », a-t-il ajouté, se déclarant convaincu « qu’à long terme, les deux peuples, engagés dans un conflit sanglant, finiront par s’entendre ». « J’ai depuis longtemps la passion de la montagne et de la nature et j’ai pensé que c’était une bonne façon de la faire partager », dit-il, soulignant que les participants ne sont pas des pacifistes « naïfs ».
Lui-même est un ancien agent de sécurité chargé de la protection d’Israéliens à l’étranger. Deux autres Israéliens sont des vétérans de Sayeret Matkal, le commando d’élite de l’armée israélienne. Côté palestinien, l’un des membres de l’expédition, Nasser Qoss, 35 ans, est l’ancien garde du corps du dirigeant palestinien Fayçal Husseini, décédé en 2001. Nasser Qoss a lui-même purgé trois années de prison pour activités au sein du Fateh. « J’ai décidé de me joindre à l’expédition, car je crois à une paix possible entre nos deux peuples, même si ça paraît loin et difficile », déclare l’ex-garde du corps.
À 52 ans, le journaliste palestinien Zyad Darwish sera le vétéran de l’expédition. Il s’y prépare tous les jours en faisant du jogging à Jérusalem. Lancé à Berlin en juillet et sponsorisé par plusieurs sociétés, le projet bénéficie d’une large couverture médiatique ainsi que du soutien officiel du secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, et du dalaï lama et de l’archevêque Renato R. Martinothe, président de la commission justice et paix du Vatican, et du centre Peres pour la paix en Israël.


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