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États-Unis Bush cherche, sans succès, à courtiser l’électorat noir

Avec son récent voyage en Afrique et ses rencontres cette semaine avec des dirigeants noirs américains, George W. Bush tente de courtiser les électeurs noirs qui l’ont boudé lors de l’élection de 2000.
Le président américain a montré ces dernières semaines un plus grand intérêt envers la communauté noire, avec notamment un voyage en Afrique début juillet et sa décision de dépenser 15 milliards de dollars pour lutter contre le sida, tout particulièrement en Afrique noire et aux Caraïbes.
George W. Bush s’est également penché sur les problèmes affectant les Noirs aux États-Unis lors d’une visite lundi à l’organisation nationale à majorité noire Urban League, qui tenait une convention à Pittsburgh, en Pennsylvanie (Nord-Est).
« Nous ne nous reposerons pas tant que nous n’aurons pas apporté la grande promesse de l’Amérique à tous en Amérique », a déclaré M. Bush lundi devant les délégués de l’Urban League.
Le président, dont la gestion bénéficie toujours d’un taux d’approbation confortable autour de 50 %, un minimum pour être réélu, ne peut pas se permettre de délaisser l’électorat noir.
La plupart des experts affirment qu’ils seraient surpris si Bush gagne des voix, même peu, parmi l’électorat noir lors de la prochaine élection présidentielle de 2004.
« Au mieux, cela (l’effort de M. Bush pour courtiser l’électorat noir) ne fera qu’une petite différence », a estimé Larry Sabato, directeur du Centre pour la politique à l’Université de Virginie (Nord-Est).
Lors de l’élection présidentielle de 2000, George W. Bush, qui a nommé deux conseillers noirs de haut rang, le secrétaire d’État Colin Powell et la conseillère pour la sécurité nationale Condoleezza Rice, n’avait obtenu les voix que d’un électeur noir sur dix.
Ces derniers ont l’identification politique « la plus marquée de tous les groupes ethniques en Amérique : les Noirs sont les plus fidèles électeurs du Parti démocrate », poursuit cet expert, ajoutant que les républicains avaient déjà essayé avant, en vain, de faire basculer cet électorat en leur faveur.
De leur côté, beaucoup de Noirs américains semblent se sentir mal à l’aise avec l’actuelle Administration républicaine. « Mes interlocuteurs et auditeurs expriment beaucoup de scepticisme sur la sincérité du président », a commenté un présentateur d’une émission de radio de Washington, George Wilson, qui reçoit des appels de nombreux Noirs américains de tous les États-Unis. Les élus noirs au Congrès s’accordent pour dire que Bush a un problème d’image avec l’électorat noir et que ses récentes marques d’intérêt pour la communauté n’allaient pas changer grand-chose.
« Le président fait un très bon travail pour parler des problèmes touchant l’Amérique urbaine mais (...) l’implication n’y est pas », a indiqué le représentant américain Artur Davis. M. Davis et d’autres législateurs américains se sont longtemps plaints que le président refusait de les rencontrer pour écouter leurs problèmes, bien que George W. Bush ait rencontré le révérend Jesse Jackson et d’autres dirigeants noirs en marge du rassemblement de l’Urban League lundi. Les dirigeants noirs estiment également que la politique de M. Bush s’avère particulièrement douloureuse pour les Noirs défavorisés, rappelant que le chômage atteignait 11,8 % en juin pour cette communauté – presque deux fois plus que sous l’Administration Clinton.
Avec son récent voyage en Afrique et ses rencontres cette semaine avec des dirigeants noirs américains, George W. Bush tente de courtiser les électeurs noirs qui l’ont boudé lors de l’élection de 2000.Le président américain a montré ces dernières semaines un plus grand intérêt envers la communauté noire, avec notamment un voyage en Afrique début juillet et sa décision de dépenser 15 milliards de dollars pour lutter contre le sida, tout particulièrement en Afrique noire et aux Caraïbes.George W. Bush s’est également penché sur les problèmes affectant les Noirs aux États-Unis lors d’une visite lundi à l’organisation nationale à majorité noire Urban League, qui tenait une convention à Pittsburgh, en Pennsylvanie (Nord-Est).« Nous ne nous reposerons pas tant que nous n’aurons pas apporté la grande...