Tony Marsh a prouvé cette semaine au Cap d’Agde, à défaut de pouvoir le montrer lors du non-match entre le XV du Président et les Barbarians samedi à Narbonne (83-12), que sa place dans le groupe France de la Coupe du monde n’était pas usurpée, en attendant de la prendre dans le XV de France. À défaut de pouvoir les oublier, Tony Marsh a remisé les traces de la maladie et des blessures, qui l’ont tenu éloigné des terrains depuis le 2 mars dernier, au rayon des souvenirs. Et le centre a vite retrouvé ses réflexes de combattant, lui qui a vaincu une tumeur cancéreuse en trois mois au début de l’année. « Prendre 80 points, ce n’est pas évident. Je suis déçu. » Les premiers mots de Marsh sont pour réagir devant un résultat totalement anecdotique, dont il doit être le seul à se soucier. Vêtu du maillot des Barbarians, le Montferrandais est plutôt poussé à s’exprimer sur ses sentiments profonds de joueur de rugby retrouvé, lui qui indiquait passer une sorte d’ultime test pour prouver (et se prouver) que son billet pour l’Australie n’était pas un vol. « Oui, je suis rassuré. Physiquement, ça va. C’est au niveau du jeu qu’il va falloir retrouver tous les repères », poursuit l’ancien Néo-Zélandais aux 11 sélections tricolores. Ce match n’a pourtant pas montré grand-chose. Ballon en mains, Marsh n’a pas eu grand-chose à faire tant les Barbarians en ont été privés. Si ce n’est envoyer son arrière Taele à l’essai dès la 4e minute. En défense, Marsh a fait son travail mais s’est épargné les gros « tampons » de ses adversaires du jour, qui sont ceux qui l’accompagneront dans l’hémisphère Sud du 10 octobre au 22 novembre. Seul, Olivier Magne est venu se frotter – gentiment – à la défense du centre de 31 ans, présent sur la pelouse 71 minutes. En fait, le Montferrandais d’adoption et l’encadrement de l’équipe de France doivent tirer les enseignements de la semaine de stage au Cap d’Agde. Et si l’exhibition narbonnaise fut triste, la semaine héraultaise a été probante. Marsh, qui a repris l’entraînement collectif le 10 septembre, s’est entraîné sans retenue, notamment lors des séances physiques et de travail offensif avec opposition. Pour autant, peut-il prétendre à un poste de titulaire dès le premier match des Bleus dans ce Mondial, le 11 octobre face aux Fidji ? « Je ne me pose pas de questions sur moi, c’est l’équipe qui compte », glisse Marsh, qui sait qu’ils sont quatre pour deux places avec Yannick Jauzion, son concurrent direct, Brian Liebenberg et Damien Traille. L’entraîneur Bernard Laporte, lui aussi, sait qu’il a encore près de trois semaines pour trancher et surtout que la Coupe du monde se termine fin novembre. Plus de temps qu’il n’en faudra certainement à Marsh pour retrouver le XV de France.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Tony Marsh a prouvé cette semaine au Cap d’Agde, à défaut de pouvoir le montrer lors du non-match entre le XV du Président et les Barbarians samedi à Narbonne (83-12), que sa place dans le groupe France de la Coupe du monde n’était pas usurpée, en attendant de la prendre dans le XV de France. À défaut de pouvoir les oublier, Tony Marsh a remisé les traces de la maladie et des blessures, qui l’ont tenu éloigné des terrains depuis le 2 mars dernier, au rayon des souvenirs. Et le centre a vite retrouvé ses réflexes de combattant, lui qui a vaincu une tumeur cancéreuse en trois mois au début de l’année. « Prendre 80 points, ce n’est pas évident. Je suis déçu. » Les premiers mots de Marsh sont pour réagir devant un résultat totalement anecdotique, dont il doit être le seul à se soucier. Vêtu du maillot des...