Algérie La violence des groupes armés islamistes connaît un net recul
le 16 septembre 2003 à 00h00
La violence des groupes armés islamistes a connu un net recul cet été en Algérie où le nombre de morts n’a jamais été aussi faible depuis 1992 quand ces groupes sont passés à l’action pour tenter d’y implanter une république islamique. En deux mois et demi, depuis le début juillet, moins de 70 morts ont été enregistrés dans des violences impliquant ces groupes, dont une trentaine d’islamistes présumés, selon un décompte établi à partir de bilans officiels et de la presse. Ce chiffre est le plus bas qu’ait connu l’Algérie depuis 1992. « Cette diminution est l’une des conséquences de l’atomisation des groupes armés qui connaissent de nombreuses dissidences et dissensions depuis quatre ans, alors que l’armée leur a asséné de nombreux coups de boutoir par des ratissages répétés », note un spécialiste des questions sécuritaires à Alger. Dans Alger et sa région, le nombre des éléments du Groupe islamique armé (GIA) « est inférieur à moins de 30 », a indiqué une source sécuritaire. « Le quadrillage des grandes villes par la police et la disparition de la plupart des réseaux de soutien » sont également à l’origine de ce recul de la violence, note encore cette source. Rachid Abou Tourab, qui dirige le GIA depuis la mort d’Antar Zouabri en février 2002, abattu par les forces de sécurité à Boufarik (35 km au sud d’Alger), avait pourtant promis de suivre la ligne radicale de ses prédécesseurs. Mais « le GIA a été miné par des rivalités et des dissidences pour aboutir à la création de groupes quasiment autonomes, notamment dans l’ouest du pays, qui ne bénéficient plus du soutien de la population, rendant ainsi leur survie et leurs actions plus difficiles », selon une source sécuritaire.
La violence des groupes armés islamistes a connu un net recul cet été en Algérie où le nombre de morts n’a jamais été aussi faible depuis 1992 quand ces groupes sont passés à l’action pour tenter d’y implanter une république islamique. En deux mois et demi, depuis le début juillet, moins de 70 morts ont été enregistrés dans des violences impliquant ces groupes, dont une trentaine d’islamistes présumés, selon un décompte établi à partir de bilans officiels et de la presse. Ce chiffre est le plus bas qu’ait connu l’Algérie depuis 1992. « Cette diminution est l’une des conséquences de l’atomisation des groupes armés qui connaissent de nombreuses dissidences et dissensions depuis quatre ans, alors que l’armée leur a asséné de nombreux coups de boutoir par des ratissages répétés », note un...
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