Si les raisons d’avoir mal sont multiples (blessure, maladie, névralgie, traumatismes, etc.), aucune des douleurs qu’elles entraînent ne ressemblent à une autre, leurs mécanismes neurophysiologiques étant différents les uns des autres.
On dénombre, toutefois, trois formes de souffrance physique: la nociceptive, la neurogène et l’aldodystrophique.
La première est définie comme «une vive perception douloureuse». Elle est généralement due à une lésion des tissus (brûlure, infection, blessure, abcès, etc). Très vive, elle empêche de dormir. Elle peut être sourde ou aiguë.
La douleur neurogène peut atteindre, parfois, le stade intolérable. Son origine se situe dans une lésion du système nerveux sensoriel. Ses causes sont multiples (compression d’un nerf, infection, intoxication médicamenteuse, chimiothérapie). Les antalgiques habituels n’arrivant pas à la soulager, elle peut imposer le recours à la prescription de médication plus particulière, selon le cas.
La douleur algodystrophique est la plus difficile à soigner. Son origine est multiple: à la fois névralgique, musculaire et sympathique; elle peut évoquer une origine inflammatoire avec sensation de brûlure et des élancements. Lorsqu’elle devient chronique, le recours à des soins pluridisciplinaires peut être nécessaire.
Le combat doit être précoce
Toute douleur physique commence par être aiguë, ne cessant que lorsque la cause qui la provoque est traitée. Ce processus est une indication utile, jouant le rôle d’un signal d’alarme lancé par l’organisme.
Ainsi si la douleur persiste alors que la cause ou la pathologie de son origine est soignée, la douleur en question entre dans le stade de douleur chronique.
Celle-ci, selon les conceptions actuelles, constitue un syndrome grave, introduisant le sujet dans un cercle vicieux dangereux, la souffrance devenant de plus en plus intolérable.
Des nouveaux instruments, dits «grilles d’évaluation», permettent aujourd’hui de mesurer la douleur. D’utilisation simple, ils permettent d’évaluer l’intensité douloureuse éprouvée en répondant à un questionnaire proposant une échelle allant de 1 à 10.
À l’aide d’un large éventail de médicaments antalgiques, bien tolérés, la souffrance physique peut être maîtrisée. Des paliers sont ainsi définis selon les stades ou l’intensité de la douleur.
Palier A: douleur modérée (contractions musculaires, céphalées, maux de dents, contractions musculaires, douleurs gynécologiques menstruelles.
Palier B: les antalgiques s’adressent à des douleurs plus sévères («antalgiques centraux») agissant directement au niveau de la moelle épinière et le cerveau quant à la perception de la douleur.
Palier C: adressés aux douleurs très intenses, les antalgiques de cette catégorie agissent sur les centres même de la douleur.
La morphine, toutefois, est réservée aux douleurs très intenses provoquées par des pathologies chroniques ou très graves.

