Leur expérience, menée sous contrôle, accrédite l’idée répandue qu’il existe un lien entre les infrasons et l’apparition de sensations curieuses.
Le Dr Richard Lord, chercheur en acoustique au Laboratoire national de physique, et le professeur Richard Wiseman, psychologue à l’université du Hertfordshire, ont testé les effets des infrasons sur 750 personnes lors d’un concert à Londres. Ils ont introduit des sons à basse fréquence dans certains des quatre morceaux de musique contemporaine proposés et ont demandé à l’auditoire de décrire ses réactions. Environ 22 % du public, qui ignorait quels morceaux contenaient des infrasons, ont fait état de réactions inhabituelles – tristesse, frissons, peur... – lorsque la musique distillait également de sons à basse fréquence. « Ces résultats montrent qu’un son à très basse fréquence peut entraîner des réactions inhabituelles chez les gens, même s’ils ne peuvent pas consciemment le détecter », a assuré Wiseman, qui présentait les résultats de l’étude lors d’une conférence scientifique de la British Association. « Normalement, vous ne pouvez pas entendre (les infrasons) », a expliqué Lord, ajoutant que les infrasons sont également générés par des phénomènes naturels. « Certains chercheurs ont suggéré que ce niveau de son peut être relevé dans certaines maisons dites hantées, et ainsi provoqué des sensations curieuses couramment attribuées à la présence d’un fantôme – nos découvertes confirment cette thèse », a précisé Wiseman.
Les infrasons sont également produits par les orages, les vents et certains types de tremblements de terre. Certains animaux comme les éléphants s’en servent pour communiquer ou repousser leurs ennemis.


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