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Les principaux attentats attribués ou revendiqués par el-Qaëda

El-Qaëda, le réseau du chef islamiste Oussama Ben Laden, qui a revendiqué les attaques du 11 septembre 2001 aux États-Unis qui ont fait 3 019 morts, est également accusé par Washington d’avoir joué un rôle dans plusieurs autres attentats.
Voici les principaux d’entre eux :
1993 – 26 février : ÉTATS-UNIS - Un attentat à l’explosif au World Trade Center de New York fait six morts et un millier de blessés. L’attentat est attribué par Washington au réseau d’Oussama Ben Laden.
1995 – 13 novembre : ARABIE SAOUDITE - Une voiture piégée explose à Ryad devant un bâtiment de la Garde nationale saoudienne où travaillent des conseillers militaires américains. Cinq soldats américains et deux Indiens sont tués. Quatre Saoudiens admettent leur responsabilité dans cet attentat et disent avoir été influencés par Ben Laden. Ils sont exécutés en 1996.
1996 – 25 juin : ARABIE SAOUDITE – Un camion bourré de deux tonnes d’explosifs pulvérise l’entrée de la base américaine de Khobar, près de la ville de Dharan (est). Un bâtiment de huit étages où vivent des soldats américains est totalement détruit. Bilan : 19 morts, tous américains, et 386 blessés.
1998 – 7 août : KENYA – TANZANIE – Deux voitures piégées explosent presque simultanément près des ambassades américaines de Nairobi (Kenya) et Dar es-Salaam (Tanzanie), faisant au total 224 morts dont 12 Américains, et des milliers de blessés.
Le 4 novembre 1998, Ben Laden est inculpé aux États-Unis pour sa responsabilité dans ces attentats.
2000 – 12 octobre : YÉMEN – 17 marins sont tués et 38 autres blessés dans une attaque-suicide contre le destroyer américain USS Cole dans le port d’Aden.
« Dieu nous a offert des victoires historiques (...) à Nairobi, à Dar es-Salmam, à Aden contre le destroyer américain Cole », déclarera Suleiman Abou Ghaïth, le porte-parole d’el-Qaëda, le 23 juin 2002.
2001 – 11 septembre : ÉTATS-UNIS – Quatre avions de ligne sont détournés. Deux sont lancés contre les tours jumelles du World Trade Center à New York, le troisième contre le Pentagone à Washington, le quatrième avion s’écrasant en Pennsylvanie, causant au total la mort de 3 019 personnes.
Le 13 décembre, Washington diffuse une vidéocassette dans laquelle Oussama Ben Laden s’attribue la responsabilité, la planification et l’exécution des attentats, admettant que leur résultat a dépassé ses espérances.
2002 – 11 avril : TUNISIE – 21 personnes, dont 14 Allemands, sont tuées dans un attentat-suicide contre la synagogue de la Ghriba à Djerba (sud). L’attentat est revendiqué par un haut responsable militaire d’el-Qaëda, Abdel Azim al-Mouhajar.
– 8 mai : PAKISTAN – Un attentat-suicide à la voiture piégée contre un autobus transportant des employés de la Direction des constructions navales (DCN) française fait 14 morts, dont 11 Français.
– 6 octobre : YÉMEN – Un pétrolier français, le Limburg, est endommagé par un attentat au large du Yémen, causant la mort de l’un des membres d’équipage.
– 12 octobre : INDONÉSIE – Un attentat à la voiture piégée contre une discothèque, attribué à la Jamaa islamiya, un réseau régional fortement soupçonné d’être lié à el-Qaëda, frappe l’île indonésienne de Bali et fait 202 morts et 300 blessés, en majorité des Australiens.
le 12 novembre, dans une bande sonore attribuée à Oussama Ben Laden et diffusée par la chaîne arabe al-Jazira, celui-ci salue « toutes les opérations qui se sont produites contre les Allemands en Tunisie, contre les Français à Karachi, contre les Australiens et Britanniques à Bali, contre le pétrolier français au Yémen ».
– 28 novembre : KENYA – 18 personnes sont tuées dans un attentat-suicide contre un hôtel de Mombasa, sur la côte du Kenya. Dans le même temps, un avion de la compagnie israélienne Arkia échappe au tir de deux missiles lors de son décollage de Mombasa.
Le 8 décembre, Soulaimane Abou Ghaïth affirme que « les deux opérations à Mombasa sont l’œuvre d’el-Qaëda ».
2003 – 12 mai : ARABIE SAOUDITE – Un triple attentat-suicide à Ryad, perpétré par 15 kamikazes liés, selon Washington et Ryad, au réseau el-Qaëda, fait 35 morts et 194 blessés dans un complexe résidentiel.
5 août : INDONÉSIE – Un attentat-suicide au fourgon piégé contre l’hôtel américain Marriott, en plein centre de Djakarta, fait 12 morts, et quelque 150 blessés. Il est attribué à la Jamaa islamiya.
Par ailleurs, la piste d’el-Qaëda a été évoquée pour plusieurs autres attentats, comme ceux commis le 16 mai dernier Casablanca (Maroc), qui ont fait 45 morts, dont les 12 kamikazes, et les attentats perpétrés en Irak contre le siège de l’Onu à Bagdad qui a fait 22 morts le 19 août et l’attentat de Najaf qui a fait au moins 83 morts, le 29 août.

El-Qaëda, pilier de la « guerre sainte »
Deux ans après les attentats du 11 septembre 2001 qui ont fait 3019 morts sur le sol américain, le réseau terroriste islamiste el-Qaëda (« la base » en arabe), responsable de ces attaques, reste le pilier de la « guerre sainte » contre les États-Unis.
Les principaux attentats antioccidentaux qui ont eu lieu depuis ont été attribués à l’organisation d’Oussama Ben Laden, ennemi numéro un des États-Unis et terroriste le plus recherché dans le monde.
Dans une bande sonore attribuée au milliardaire d’origine saoudienne et diffusée le 12 novembre 2002 par la chaîne qatariote al-Jazira, celui-ci a salué « toutes les opérations qui se sont produites contre les Allemands en Tunisie, les Français à Karachi, les Australiens et les Britanniques à Bali », faisant référence aux attentats de Djerba (21 morts le 11 avril 2002), au Pakistan (14 morts le 8 mai) et en Indonésie (202 morts le 12 octobre).
La piste de la nébuleuse islamiste internationale a également été évoquée après les attentats de Ryad (Arabie saoudite) qui ont fait 35 morts le 12 mai dernier, ceux de Casablanca (Maroc) qui en ont fait 45, quatre jours plus tard et celui de Jakarta qui a tué 12 personnes le 5 août.
Selon des estimations des services de renseignements occidentaux, el-Qaëda finance, entraîne et utilise d’autres groupes dans 35 à 60 pays, comme la Tchétchénie, la Birmanie, l’Érythrée, l’Ouzbékistan, l’Algérie ou la Bosnie. Son satellite le plus célèbre est la Jamaa islamiya (JI) qui officie en Asie du Sud-Est et est accusée des attentats de Bali et de Jakarta.
La lutte antiterroriste menée par les États-Unis depuis deux ans a permis d’arrêter plusieurs hauts responsables d’el-Qaëda, mais sans le décapiter et annihiler ses capacités d’action.
Khaled Cheikh Mohammed, le numéro trois d’el-Qaëda et organisateur présumé des attentats du 11 septembre, a été arrêté le 1er mars dernier au Pakistan et remis aux Américains.
Le noyau dur d’el-Qaëda est formé d’anciens moudjahidine ayant combattu contre les Soviétiques en Afghanistan de 1979 à 1989.
Les débuts de la formation du réseau sont généralement situés vers 1988, un an avant le retrait soviétique. Mais il a fallu attendre quatre ans pour que les services de renseignements occidentaux fassent le rapprochement entre l’organisation et des attaques contre les forces américaines en Arabie saoudite, au Yémen et en Somalie.
La guerre du Golfe de 1991 et l’installation de bases américaines en Arabie saoudite, où se situent deux des lieux saints les plus importants pour les musulmans – La Mecque et Médine – marquent un tournant pour Ben Laden dans sa vindicte contre les États-Unis, qu’il considère comme la principale menace contre le monde musulman.
Mais ce n’est qu’en 1998 que l’organisation apparaît sous sa forme actuelle de véritable collectif du terrorisme international, en s’associant à l’organisation égyptienne al-Jihad, et à plusieurs autres groupes islamistes.
Le 26 mai 1998, lors d’une conférence de presse dont des extraits ont été diffusés en août 2002 par la chaîne américaine CNN, Oussama Ben Laden déclarait avoir formé un front « pour mener le jihad contre les croisés et les juifs », avec pour but de tuer les Américains, civils et militaires.
El-Qaëda est responsable la même année de deux attentats contre des ambassades américaines au Kenya et en Tanzanie qui font 224 morts. On lui attribue également l’attaque en octobre 2000 du destroyer américain USS Cole dans le port d’Aden, au Yémen (17 marins tués).
Après avoir été déchu de sa nationalité, Oussama Ben Laden va se réfugier en 1996 en Afghanistan dirigé par le régime taliban. Ce pays va devenir jusqu’en octobre 2001 la véritable base arrière du réseau terroriste qui y installe ses camps d’entraînement par lesquels passent tous les candidats au jihad.
L’opération américaine en Afghanistan Liberté immuable n’a pas permis l’interpellation du terroriste dont le sort est, deux ans après les attentats du 11 septembre, toujours incertain.
El-Qaëda, le réseau du chef islamiste Oussama Ben Laden, qui a revendiqué les attaques du 11 septembre 2001 aux États-Unis qui ont fait 3 019 morts, est également accusé par Washington d’avoir joué un rôle dans plusieurs autres attentats.Voici les principaux d’entre eux :1993 – 26 février : ÉTATS-UNIS - Un attentat à l’explosif au World Trade Center de New York fait six morts et un millier de blessés. L’attentat est attribué par Washington au réseau d’Oussama Ben Laden.1995 – 13 novembre : ARABIE SAOUDITE - Une voiture piégée explose à Ryad devant un bâtiment de la Garde nationale saoudienne où travaillent des conseillers militaires américains. Cinq soldats américains et deux Indiens sont tués. Quatre Saoudiens admettent leur responsabilité dans cet attentat et disent avoir été influencés par Ben...