Bachir, qui affirme n’avoir aucun lien avec le terrorisme, a aussi fait appel de ce verdict. Il a réaffirmé être innocent dans un entretien hier au quotidien Tempo. Il a aussi qualifié le cerveau présumé de la JI, l’Indonésien Hambali, « d’homme bon » mais peut être « trop émotif » et « qui a pu être excessif ». Le chef de la plus grande organisation musulmane de masse, le Nahdlatul Ulama (NU, modérée, revendiquant 40 millions de membres), Hasyim Muzadi, a de son côté estimé hier que le verdict contre Bachir « était la preuve que la JI n’existait pas en Indonésie, même si elle existait dans d’autres pays ». Il a expliqué que l’Islam ne soutenait pas le terrorisme, mais qu’une radicalisation pouvait apparaître, « seulement en réaction à l’injustice que les États-Unis ont commise, par exemple dans le cas de la Palestine ». Pour l’organisation indépendante International Crisis Group (ICG) et d’autres experts, la JI est bien basée en Indonésie, où elle pourrait disposer de plusieurs milliers de membres. D’autre part, onze mois après le sanglant attentat de Bali, deux familles balinaises ont symboliquement procédé hier à la crémation des effigies de deux des victimes dans un petit village de l’île touristique.
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Les procureurs indonésiens font appel du verdict contre le chef islamiste Bachir
le 09 septembre 2003 à 00h00
Bachir, qui affirme n’avoir aucun lien avec le terrorisme, a aussi fait appel de ce verdict. Il a réaffirmé être innocent dans un entretien hier au quotidien Tempo. Il a aussi qualifié le cerveau présumé de la JI, l’Indonésien Hambali, « d’homme bon » mais peut être « trop émotif » et « qui a pu être excessif ». Le chef de la plus grande organisation musulmane de masse, le Nahdlatul Ulama (NU, modérée, revendiquant 40 millions de membres), Hasyim Muzadi, a de son côté estimé hier que le verdict contre Bachir « était la preuve que la JI n’existait pas en Indonésie, même si elle existait dans d’autres pays ». Il a expliqué que l’Islam ne soutenait pas le terrorisme, mais qu’une radicalisation pouvait apparaître, « seulement en réaction à l’injustice que les États-Unis ont commise, par exemple dans le cas de la Palestine ». Pour l’organisation indépendante International Crisis Group (ICG) et d’autres experts, la JI est bien basée en Indonésie, où elle pourrait disposer de plusieurs milliers de membres. D’autre part, onze mois après le sanglant attentat de Bali, deux familles balinaises ont symboliquement procédé hier à la crémation des effigies de deux des victimes dans un petit village de l’île touristique.

