« Je ne sais pas exactement depuis quand Michelin utilise ces pneus. Mais les écuries concernées devraient être disqualifiées pour tous les Grands Prix pour lesquels elles ont utilisé ces pneus », a-t-il déclaré.
Ferrari, après le Grand Prix de Hongrie, avait attiré l’attention de la FIA sur le fait que des pneus Michelin du train avant, qui équipent notamment les McLaren-Mercedes et Williams-BMW, étaient plus larges après la course que les 270 mm autorisés. La FIA a averti que des contrôles stricts seraient effectués à l’issue du prochain GP, le 14 septembre à Monza (Italie).
Ferrari, dont les voitures sont équipées de gommes du fabricant japonais Bridgestone, n’a pas protesté contre le classement du GP de Hongrie pour ne pas « causer du tort au sport », a expliqué Jean Todt. « Ce n’était pas une décision facile », a-t-il ajouté.
« Il incombe maintenant à la FIA de garantir que les règles soient respectées. Il y va de la crédibilité du sport », a déclaré le directeur général de Ferrari, qui a rejeté l’accusation que l’écurie italienne soit mauvaise perdante.
« Que croyez-vous qu’il se serait produit si les pneus Bridgestone sur une Ferrari avaient été trop larges ? Ils nous auraient tous crucifiés », a lancé Jean Todt. « Ils nous auraient accusés de tricherie. Nous rivaux auraient exigé notre disqualification pour toutes les courses pour lesquelles ils auraient pu prouver des pneus illégaux », a-t-il ajouté.
Ralf promet d’être
remis pour le GP d’Italie
D’autre part, Ralf Schumacher, victime d’un accident mardi dernier lors d’une séance d’essais à Monza, a assuré qu’il serait pleinement rétabli d’ici au Grand Prix de Formule Un d’Italie le week-end prochain. Le pilote Williams, actuellement quatrième au classement mondial à 14 points de son frère aîné Michael, leader avec trois épreuves à disputer, a déclaré qu’il n’avait aucune inquiétude concernant sa forme dans six jours.
Ralf Schumacher a été hospitalisé une nuit à Milan avant de regagner son domicile en Autriche où il doit rester au repos, sous surveillance médicale, jusqu’à aujourd’hui. Le pilote allemand, qui a 28 ans, a tout de même avoué au journal Bild que cet accident était le plus grave de sa carrière et qu’il n’en garde que peu de souvenirs.
Sa Williams a dérapé dans un virage. « Tout est devenu noir. J’ai réussi à sortir de la voiture et j’ai pensé que ma tête me faisait vraiment souffrir. Au centre médical, je me souviens du visage de Juan (Pablo Montoya, son équipier), et ensuite dans l’hélicoptère, j’ai reconnu Michael. »
À trois Grand Prix de la fin du championnat, au classement des pilotes, l’Allemand Michael Schumacher (Ferrari) précède Juan Pablo Montoya (Williams) seulement d’un point et Kimi Raikkonen (McLaren) de deux. Williams est en tête du classement des constructeurs avec huit points d’avance sur Ferrari.

