« Le nouveau gouvernement qui sera élu à la fin de la période transitoire décidera de cette question », a déclaré M. Bahr al-Ouloum, interviewé par la quotidien financier britannique dans la ville sainte de Najaf.
« L’industrie irakienne du pétrole a besoin d’être privatisée, mais c’est un problème culturel. La population a vécu ces 30 à 40 dernières années avec l’idée du nationalisme », a-t-il ajouté.
L’industrie pétrolière irakienne a été nationalisée en 1972.
Le pays détient les deuxièmes réserves prouvées de brut du monde derrière l’Arabie saoudite avec 112 milliards de barils, et d’autres nappes pourraient être découvertes dans l’ouest du pays qui n’a pas encore été beaucoup exploré, a indiqué le ministre.
Selon le FT, le nouveau ministre du Pétrole, nommé lundi, est favorable à une privatisation totale des industries d’aval, comme les raffineries, mais préfère des contrats de partage de la production pour l’extraction.
Pour ces contrats, la priorité devrait être accordée aux compagnies américaines « et aux compagnies européennes, probablement », a ajouté M. Bahr al-Ouloum.
En attendant, il souhaite concentrer ses efforts sur la relance de la production des champs existants plutôt que sur de nouvelles explorations. « Il vaut mieux produire 750 000 barils par jour pendant un mois que d’osciller entre 1,5 million et 200 000 barils », a-t-il relevé. « Si la production de pétrole se stabilise, je l’augmenterai lentement, lentement », a-t-il ajouté.
Le ministre a indiqué avoir été invité à la prochaine réunion de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) à Vienne,et il a l’intention d’y participer, selon le journal. L’Irak est membre de l’Opep, mais sa production est exclue des quotas du cartel depuis l’imposition des sanctions de l’Onu à l’encontre du régime de Saddam Hussein dans la foulée de son invasion du Koweït en 1990.

