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Balkans Un nouveau risque de conflit interethnique plane sur la Macédoine

La Macédoine est de nouveau confrontée à un risque de conflit interethnique après l’ultimatum adressé aux forces de police gouvernementales par les séparatistes albanais pour qu’elles se retirent du nord du pays, une région majoritairement albanophone.
Les exigences de l’Armée nationale des Albanais (Ana) portent sur le retrait des forces spéciales qui encerclent depuis plusieurs jours les villages albanais du nord de la Macédoine, ainsi que sur l’amnistie et la libération par le gouvernement des Albanais que l’Ana considère comme des « prisonniers politiques ».
Le regain de tension fait suite à une opération menée par la police macédonienne pour arrêter l’auteur de l’enlèvement, la semaine dernière, de deux de ses membres.
Les deux policiers ont été libérés, mais le ravisseur, Avdil Jakupi, connu sous le nom de Cakala, a jusque-là refusé de se rendre. Il exige la libération d’un Albanais détenu dans l’attente de l’ouverture de son procès pour avoir placé des explosifs dans une école de Kumanovo. L’explosion avait fait un mort et plusieurs blessés, selon la police.
Jakupi, qui fut l’un des chefs de la guérilla opposée aux forces gouvernementales en 2001, et des membres de l’Ana sont actuellement retranchés dans deux villages du nord de la Macédoine, Vaksince et Lojane. Ils sont encerclés par des unités d’élite de la police dont l’Ana exige le départ. Craignant un affrontement, des villageois, surtout des femmes et des enfants, ont commencé à quitter le secteur.
Le gouvernement, qui n’a pas encore fait part de ses intentions, estime qu’il fait face à « un groupe de criminels » et affirme que ses futures décisions ne devraient pas remettre en question le processus de paix engagé en août 2001 à la suite d’un accord conclu entre les principaux partis macédoniens et albanais.
Néanmoins, en dépit de cet accord, les relations interethniques sont demeurées le plus souvent conflictuelles en Macédoine.
« Le groupe de Jakupi est isolé et ne jouit pas du soutien de la population locale », a déclaré le représentant spécial de l’Union européenne en Macédoine, le Belge Alexis Browns. « Il y a eu violation de la loi de la part du groupe de Jakupi, et ces gens-là doivent être traités comme ils le méritent », a-t-il commenté.
La Macédoine est de nouveau confrontée à un risque de conflit interethnique après l’ultimatum adressé aux forces de police gouvernementales par les séparatistes albanais pour qu’elles se retirent du nord du pays, une région majoritairement albanophone.Les exigences de l’Armée nationale des Albanais (Ana) portent sur le retrait des forces spéciales qui encerclent depuis plusieurs jours les villages albanais du nord de la Macédoine, ainsi que sur l’amnistie et la libération par le gouvernement des Albanais que l’Ana considère comme des « prisonniers politiques ».Le regain de tension fait suite à une opération menée par la police macédonienne pour arrêter l’auteur de l’enlèvement, la semaine dernière, de deux de ses membres.Les deux policiers ont été libérés, mais le ravisseur, Avdil Jakupi, connu sous...