Nalbandian, plus forte tête de série rescapée de ce tournoi assassin pour les favoris, a su renverser la situation face au Chilien Fernando Gonzalez (n° 15) et se qualifier pour la première demi-finale d’un Masters Series de sa carrière.
Dominé au premier set, le finaliste surprise de Wimbledon en 2002 a retrouvé son meilleur niveau pour remporter les deux suivants et s’imposer 5-7, 6-3, 6-4 en 2 h 24 min.
« J’ai toujours su que je retrouverai le succès », déclarait Nalbandian. « C’était dur, ça s’est joué à un ou deux points », ajoutait le joueur qui signe son meilleur résultat de la saison. Le natif de Cordoba, 30e au classement du championnat du monde ATP, n’avait pu accéder au mieux qu’en quarts de finale cette année.
La victoire de Coria sur Mark Philippoussis était plus attendue. Après avoir surpris le favori suisse Roger Federer jeudi soir, l’Australien s’est écroulé, lâchant 6-2, 6-0 devant un adversaire plus en forme et plus à l’aise sur la surface.
Huitième au classement du championnat du monde ATP, Coria confirme son excellente saison sur terre battue, avec deux finales déjà disputées, à Buenos Aires puis à Monte-Carlo, un Masters Series.
« C’est allé plus vite que je n’imaginais, s’étonnait Coria, dont c’est la première participation à Hambourg. J’ai pu très bien contrer son jeu de service-volley et dicter les échanges. Il ne savait plus quoi faire. Mon niveau s’améliore de match en match. Aujourd’hui, j’ai joué de manière incroyable. » Nalbandian et Coria connaîtront leur futur adversaire dans la soirée et ont une chance réelle de former avec eux un carré 100 % argentin, 25 ans après la dernière victoire de Guillermo Vilas, à qui Coria, fils d’un professeur de tennis, doit son prénom.
Agustin Calleri affrontait le Sud-Africain Wayne Ferreira, tombeur de Kuerten, et Gaston Gaudio le Belge Olivier Rochus en nocturne.
« Ça ne me surprend pas que les Argentins soient aussi nombreux, reprenait Coria. Nous avons un très bon groupe et nous jouons à un haut niveau. Cela donne à notre pays une raison de se réjouir après toutes les mauvaises nouvelles en provenance d’Argentine. Nous voulons rendre notre pays heureux. »

