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Berlin va soutenir Washington pour la levée rapide des sanctions

Le secrétaire d’État Colin Powell a obtenu hier le soutien de l’Allemagne au Conseil de sécurité de l’Onu pour la levée rapide des sanctions contre Bagdad voulue par Washington, ce qui pourrait amorcer le dégel dans les relations bilatérales tendues par la guerre en Irak.
Berlin et Washington sont d’accord sur le principe d’une levée « aussi rapide que possible » des sanctions internationales instaurées contre le régime de Saddam Hussein, a déclaré devant la presse le chancelier allemand Gerhard Schröder, à l’issue d’un entretien d’une demi-heure dans la matinée avec M. Powell.
Le chef de la diplomatie américaine s’est dit « satisfait » de cet « engagement ».
En termes à peine voilés lors d’une interview télévisée hier matin, il avait lié le dégel des relations entre Washington et Berlin, plongées dans une crise sans précédent par les différends sur la guerre en Irak, au soutien de l’Allemagne pour la levée des sanctions.
Si le ton était resté assez froid le matin avec le chancelier, l’éclaircie fut manifeste dans l’après-midi avec le ministre allemand des Affaires étrangères Joschka Fischer, auquel le secrétaire d’État n’a cessé d’adresser des « cher ami Joschka ». « La majeure partie des différends appartient au passé », a-t-il assuré.
« Au vue de la coopération que j’ai constatée aujourd’hui et de la coopération d’autres membres du Conseil de sécurité, je pense qu’il devrait être possible d’arriver à conclure dans les prochains jours ou semaines » les négociations en cours à l’Onu, a estimé M. Powell après un long déjeuner avec son homologue allemand.
Ce dernier lui a fait écho, se disant « optimiste » sur les possibilités d’obtenir un consensus au Conseil de sécurité et promettant que l’Allemagne allait « essayer de contribuer à obtenir un consensus ».
« Le projet de résolution américain est un bon fondement à partir duquel nous discutons et les discussions d’aujourd’hui ont aussi montré que nous sommes en bonne voie d’obtenir un accord », a-t-il insisté, précisant que « cela concerne tous les volets du projet ».
M. Powell n’a pas répondu publiquement aux inquiétudes de Berlin, qui tient à remettre les Nations unies dans le jeu en leur confiant la responsabilité de la reconstruction du pays.
Le projet de résolution, s’est-il contenté d’affirmer, « garantit la participation des membres de la communauté internationale dans le travail (de reconstruction) à mesure que nous avancerons » ainsi qu’« un rôle vital aux Nations unies ».
Les autres aspects controversés du projet américain, notamment la gestion du pétrole irakien par les « puissances occupantes » et le retour des inspecteurs en désarmement de l’Onu ont été passés sous silence.
Pour le chancelier Schröder, il reste encore à obtenir un rendez-vous avec le président américain George W. Bush. Ce dernier lui bat froid depuis les prises de position du social-démocrate contre la guerre en Irak lors de la campagne pour les législatives de septembre en Allemagne.
La visite à Berlin de M. Powell était la première d’un haut responsable américain depuis le début de la crise irakienne.
Depuis la guerre, les signes d’une volonté de normalisation se sont multipliés à Berlin. Le ton a changé au plus haut niveau, M. Schröder valorisant récemment « l’amitié vitale » des États-Unis.
MM. Schröder et Bush auront l’occasion de se croiser pour la première fois depuis novembre 2002 au sommet du G8, du 1er au 3 juin à Évian (France), a indiqué le chef de la diplomatie américaine sur la télévision allemande ZDF. La dernière fois remonte au sommet de l’Otan en novembre à Prague.
Mais de promesse de tête-à-tête, point. « Je ne sais pas s’ils auront une discussion très détaillée », a lancé M. Powell. « Je ne sais pas s’ils y aura beaucoup de temps (à Évian) pour des réunions bilatérales ».
Et le chancelier vient d’avaler une autre couleuvre : jeudi, le président Bush a rencontré « par hasard » à Washington un dirigeant de l’opposition conservatrice allemande, Roland Koch.
Le secrétaire d’État Colin Powell a obtenu hier le soutien de l’Allemagne au Conseil de sécurité de l’Onu pour la levée rapide des sanctions contre Bagdad voulue par Washington, ce qui pourrait amorcer le dégel dans les relations bilatérales tendues par la guerre en Irak.Berlin et Washington sont d’accord sur le principe d’une levée « aussi rapide que possible » des sanctions internationales instaurées contre le régime de Saddam Hussein, a déclaré devant la presse le chancelier allemand Gerhard Schröder, à l’issue d’un entretien d’une demi-heure dans la matinée avec M. Powell.Le chef de la diplomatie américaine s’est dit « satisfait » de cet « engagement ».En termes à peine voilés lors d’une interview télévisée hier matin, il avait lié le dégel des relations entre Washington et Berlin,...