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ÉTATS-UNIS PIB révisé à la hausse à 1,9 % au 1er trimestre 2003

La vigueur des dépenses des ménages s’est traduite au premier trimestre par une croissance de l’économie américaine plus forte qu’initialement estimé, en dépit des inquiétudes dues à la guerre en Irak qui ont freiné l’investissement des entreprises, a rapporté hier le département du Commerce.
Après avoir estimé il y a un mois la progression du produit intérieur brut de janvier-mars à 1,6 % en rythme annuel CVS, le département a révisé cette estimation à 1,9 %.
Cette croissance du PIB est nettement supérieure à celle de 1,4 % constatée pour les trois derniers mois de 2002, les États-Unis se rapprochant ainsi progressivement d’une croissance suffisante à la création de nouveaux emplois.
Le département du Commerce, qui avait tout d’abord annoncé il y a un mois une progression de 1,4 % des dépenses des ménages, a révisé cet accroissement à 2,0 %, ce qui a largement contribué à la forte révision du PIB dans son ensemble.
Les achats de biens et services par les particuliers comptent en effet pour les deux tiers environ de la croissance de l’économie américaine.
Le département du Commerce a précisé que la progression des ventes finales avait été révisée à 2,4 %, contre 2,1 % en première estimation, tandis que, conformément aux attentes des analystes, le déflateur implicite du PIB était confirmé à 2,5 %.
« Ce qui compte notamment dans la statistique du PIB, c’est l’accentuation de la progression des ventes finales », a précisé Peter Hooper, chef économiste de la Deutsche Bank, à New York.
« La demande intérieure sous-jacente a continué d’augmenter en dépit de tous les vents contraires que nous avons affrontés au premier trimestre, avec les inquiétudes sur la guerre et les prix élevés de l’énergie, et nous nous attendons maintenant à une légère amélioration du deuxième trimestre », a-t-il ajouté.
Pendant la période sous revue, les investissements des entreprises ont baissé de 4,8 % après une augmentation de 2,3 % au quatrième trimestre 2002.
Ce recul a été plus rapide encore, de 6,3 %, pour les seuls biens d’équipements et logiciels mais, il est vrai, après une hausse presque aussi forte, de 6,2 % trois mois plus tôt.

Les emplois restent rares
La baisse des investissements productifs risque de compromettre les créations d’emplois si les entreprises continuent d’hésiter à développer leurs activités alors que, rien que sur les trois mois de février à avril, plus d’un demi-million d’emplois ont été perdus aux États-Unis.
Parmi les signes semblant témoigner de la poursuite d’une légère reprise, la statistique du PIB rend compte, pour le premier trimestre, d’une hausse de 2,5 % des bénéfices des entreprises après impôts, au total annualisé et désaisonnalisé de 484,4 milliards de dollars.
Le département du Commerce a aussi révisé son estimation préliminaire des exportations.
Après les avoir tout d’abord annoncées en baisse de 3,2 %, il a revu cette contraction à 1,4 % seulement.
La forte baisse subie par le dollar par rapport aux autres grandes monnaies devrait favoriser les exportations, les marchandises américaines étant de ce fait moins chères sur les marchés étrangers.
La vigueur des dépenses des ménages s’est traduite au premier trimestre par une croissance de l’économie américaine plus forte qu’initialement estimé, en dépit des inquiétudes dues à la guerre en Irak qui ont freiné l’investissement des entreprises, a rapporté hier le département du Commerce.Après avoir estimé il y a un mois la progression du produit intérieur brut de janvier-mars à 1,6 % en rythme annuel CVS, le département a révisé cette estimation à 1,9 %.Cette croissance du PIB est nettement supérieure à celle de 1,4 % constatée pour les trois derniers mois de 2002, les États-Unis se rapprochant ainsi progressivement d’une croissance suffisante à la création de nouveaux emplois.Le département du Commerce, qui avait tout d’abord annoncé il y a un mois une progression de 1,4 % des dépenses des...