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Ligue des champions : Del Piero et Inzaghi, les meilleurs ennemis

Dans un rôle diamétralement opposé, Alessandro Del Piero et Filippo Inzaghi sont les hommes liges de la finale italienne de la Ligue des champions de football, demain à Manchester (18h45 GMT) en raison de leur capacité à faire basculer un match. S’ils ne s’expriment pas publiquement sur leurs différends, le peu d’affinités entre les deux internationaux est un secret de Polichinelle dans la Péninsule. Quatre saisons durant (1997-2001), l’association entre « Alé » et « Pippo » a pourtant fait mouche à la Juve, culminant lors de la saison 1997-98 où ils marquèrent pas moins de 59 buts à eux deux. Mais le hic, c’est que l’altruiste Del Piero, maître queux multiétoilé de la passe léchée, n’a jamais franchement goûté à l’égoïsme patent d’Inzaghi. Obsédé du cadre, constamment sur le fil du hors-jeu, le buteur rossonero n’a qu’une gourmandise. « Le but, c’est ma vie », clame-t-il, tirant dans toutes les positions, aussi inorthodoxes soient-elles, et sans trop se soucier, souvent, d’un coéquipier mieux placé. Surnommé « Pinturicchio » par le défunt président de la Juve, Giovanni Agnelli, en hommage au peintre de la Renaissance, l’élégant Del Piero aime aussi incarner une certaine classe toute italienne. À l’opposé d’Inzaghi, bien moins préoccupé par son image, et qui, à force de jérémiades appuyées dès lors que l’arbitre ne siffle pas en sa faveur, incarne l’archétype du joueur râleur.

Alliés de choix
L’influence considérable des deux hommes n’étant plus à démontrer, c’est à celui qui se montrera le plus inspiré. Mais les deux hommes ne seront pas seuls. Le capitaine de la Juventus, 28 ans, éblouissant en demi-finale retour contre le Real Madrid (3-1), va ainsi devoir orchester le jeu en l’absence du Tchèque Pavel Nedved, suspendu. Pour cela, il va trouver en David Trezeguet un allié précieux. Un autre « ennemi » pour Inzaghi puisque c’est le Français, au registre assez similaire au sien, qui l’avait peu à peu relégué sur la touche lors de sa dernière saison à Turin avant son départ pour Milan. Un Trezeguet qui, malgré une saison gâchée par les blessures, est revenu à point nommé, marquant deux buts capitaux face au Real Madrid, dont celui de l’aller à Madrid (1-2) avant que Del Piero ne lui permette d’ouvrir le score au retour (3-1). Mais « Superpippo », qui, à 29 ans, est déjà le buteur italien le plus prolifique de l’histoire en Coupe d’Europe (45 buts, dont 12 cette saison), n’est pas en reste avec Andriy Shevchenko. L’attaquant, qui n’a pas été épargné par les changements incessants de Carlo Ancelotti en sus d’une blessure à un genou, a patiemment attendu son tour. Et tout comme Trezeguet, l’Ukrainien est sorti de sa boîte au meilleur moment, marquant le but de la qualification lors de la demi-finale retour crispante face à l’Inter (1-1). Mise en doute en début de saison faute de complémentarité évidente, l’association italo-ukrainienne tourne aujourd’hui à plein régime. Ainsi, plutôt que de duel, c’est peut-être de duos dont on parlera à Old Trafford.
Dans un rôle diamétralement opposé, Alessandro Del Piero et Filippo Inzaghi sont les hommes liges de la finale italienne de la Ligue des champions de football, demain à Manchester (18h45 GMT) en raison de leur capacité à faire basculer un match. S’ils ne s’expriment pas publiquement sur leurs différends, le peu d’affinités entre les deux internationaux est un secret de Polichinelle dans la Péninsule. Quatre saisons durant (1997-2001), l’association entre « Alé » et « Pippo » a pourtant fait mouche à la Juve, culminant lors de la saison 1997-98 où ils marquèrent pas moins de 59 buts à eux deux. Mais le hic, c’est que l’altruiste Del Piero, maître queux multiétoilé de la passe léchée, n’a jamais franchement goûté à l’égoïsme patent d’Inzaghi. Obsédé du cadre, constamment sur le fil du...