Le chef de la diplomatie américaine a indiqué que ces deux dossiers, soutenus notamment par de nombreux pays européens, étaient pris en « considération » par Washington, à l’issue d’une rencontre avec le chef de la diplomatie allemande Joschka Fischer.
Le secrétaire d’État a assuré que la résolution 1483 du Conseil de sécurité qui a placé l’Irak post-Saddam Hussein sous la responsabilité de la coalition dirigée par les États-Unis répondait déjà en principe à ces questions, tout en indiquant que Washington n’était pas fermé à des changements.
Interrogé sur l’idée européenne d’un fonds international indépendant, il a répondu que « c’est quelque chose que nous examinons » et souligné que Washington était ouvert à toute formule permettant de « partager la charge », sans toutefois s’engager davantage.
M. Powell a également assuré que des discussions avaient débuté avec certains pays et avec le secrétaire général de l’Onu Kofi Annan pour un possible élargissement du mandat de l’Onu en Irak, actuellement limité pour l’essentiel à l’humanitaire et un appui à la transition politique.
Plusieurs pays comme la France, l’Allemagne ou l’Inde, potentiels gros contributeurs en troupes en Irak, ont fait d’un tel mandat une condition à leur éventuelle participation aux efforts de maintien de la paix.
Les États-Unis, confrontés à la nécessité de maintenir un nombre élevé de militaires dans ce pays pour faire face à une situation très difficile, souhaitent obtenir le plus de contributions étrangères possible pour partager le fardeau.
M. Fischer, dont c’est la première visite à Washington depuis le conflit, doit également se rendre à la Maison-Blanche pour une rencontre avec la conseillère du président George W. Bush pour la Sécurité nationale, Condoleezza Rice, puis s’entretenir jeudi avec le vice-président Dick Cheney.
Au-delà des thèmes diplomatiques abordés, cette visite vise à décrisper les relations entre Berlin et Washington – et tout spécialement entre M. Bush et le chancelier Gerhard Schröder – mises à mal par les prises de position très fermes de l’Allemagne contre le conflit en Irak.La CPI déclare qu’elle
n’a « pas de compétence » sur l’Irak
Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) Luis Moreno-Ocampo a déclaré mercredi à La Haye que ce tribunal, chargé de la répression des violations massives des droits de l’homme, n’avait « pas de compétence » sur la situation en Irak.
« Nous n’avons pas de compétence puisque ni les États-Unis ni l’Irak ne sont des États parties » au Traité de Rome, texte fondateur de la CPI, a déclaré à la presse M. Moreno-Ocampo.
Il a précisé qu’il avait reçu 16 plaintes concernant l’activité des troupes américaines en Irak. Selon un communiqué publié à l’issue de la conférence de presse, ces plaintes sont dépourvues d’« informations pertinentes ».
En vertu du Traité de Rome (1998), la compétence de la CPI ne s’exerce que lorsque les faits allégués ont été commis sur le territoire d’un État partie ou si leur auteur est un ressortissant de l’un de ces États.


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