Rapport L’Occident profite de la traite d’êtres humains
le 14 juillet 2003 à 00h00
Les pays occidentaux s’alarment de découvrir qu’ils profitent de la traite d’êtres humains, asservis dans l’agriculture ou la construction, une activité criminelle aussi lucrative que le trafic de drogue. « En termes de coûts et de bénéfices, la traite d’êtres humains est plus lucrative et moins risquée que le trafic de drogue », indique une étude du Bureau international du travail (BIT). Ce nouveau commerce d’immigrants clandestins qui travaillent par la force ou sous la menace n’est pas limité à l’industrie du sexe ni au tiers-monde. « Il y a beaucoup d’autres formes de travail forcé, d’esclavage, d’asservissement pour dettes, dans les pays industrialisés », souligne Danielle del Marmol, qui dirige le groupe de travail sur la traite à l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), basée à Vienne. Les victimes travaillent dans des ateliers de confection clandestins en France, dans des restaurants en Belgique, dans des chantiers en Allemagne ou des vergers espagnols ou britanniques. La demande pour une main-d’œuvre à bon marché, conjuguée à la fermeture des frontières à l’immigration légale, favorise l’immigration clandestine et le travail au noir qui devient souvent travail forcé. « L’exploitation du travail des immigrants aide des industries qui ne sont plus compétitives – comme l’agriculture, la confection textile ou la construction – à survivre », indique le BIT. L’OSCE, qui regroupe 55 États d’Europe, d’Asie centrale et d’Amérique du Nord, prépare une offensive coordonnée pour lutter contre le fléau.
Les pays occidentaux s’alarment de découvrir qu’ils profitent de la traite d’êtres humains, asservis dans l’agriculture ou la construction, une activité criminelle aussi lucrative que le trafic de drogue. « En termes de coûts et de bénéfices, la traite d’êtres humains est plus lucrative et moins risquée que le trafic de drogue », indique une étude du Bureau international du travail (BIT).Ce nouveau commerce d’immigrants clandestins qui travaillent par la force ou sous la menace n’est pas limité à l’industrie du sexe ni au tiers-monde.« Il y a beaucoup d’autres formes de travail forcé, d’esclavage, d’asservissement pour dettes, dans les pays industrialisés », souligne Danielle del Marmol, qui dirige le groupe de travail sur la traite à l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe...
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