Les rebelles burundais bombardent la capitale et exigent la démission du président
le 10 juillet 2003 à 00h00
Les rebelles hutus des Forces nationales de libération (FNL) ont encore intensifié hier leur attaque de la capitale du Burundi, Bujumbura, en tirant sur le centre-ville des obus qui ont tué au moins deux civils. Au troisième jour de leur attaque massive sur la capitale, ils ont exigé la démission du gouvernement de transition et de son président, le Hutu Domitien Ndayizeye, comme condition préalable à l’arrêt des opérations contre Bujumbura et à d’éventuelles négociations, directes, avec les leaders de l’ethnie tutsie. Entre le milieu de la matinée et le milieu de l’après-midi, une vingtaine d’obus de mortier ou de roquettes de type Katioucha se sont abattus sur le centre-ville. L’un a explosé dans la cour de la Banque centrale, tuant deux ouvriers qui y dressaient un mur et blessant deux de leurs collègues ainsi qu’une employée de la banque. Un autre a atteint un kiosque en plein cœur du grand marché central, d’ordinaire fréquenté par une foule compacte de quelque 20 000 personnes, mais n’a fait que deux blessés légers. Le ministre de la Communication, Albert Mbonerane, les responsables de l’armée, l’administration de la ville et nombre d’habitants ont désigné unanimement les rebelles hutus comme auteurs de ces tirs. Mais les FNL ont nié et accusé l’armée. Hier après-midi, l’armée a considérablement intensifié sa riposte. Deux hélicoptères d’attaque bombardaient les positions rebelles d’où partaient les obus ou les roquettes. C’est aussi la première fois que les FNL demandent ouvertement la dissolution des institutions de transition comme préalable à une négociation. Ils avaient toujours dit qu’ils ne négocieraient qu’avec l’armée, dominée par les Tutsis, et directement.
Les rebelles hutus des Forces nationales de libération (FNL) ont encore intensifié hier leur attaque de la capitale du Burundi, Bujumbura, en tirant sur le centre-ville des obus qui ont tué au moins deux civils.Au troisième jour de leur attaque massive sur la capitale, ils ont exigé la démission du gouvernement de transition et de son président, le Hutu Domitien Ndayizeye, comme condition préalable à l’arrêt des opérations contre Bujumbura et à d’éventuelles négociations, directes, avec les leaders de l’ethnie tutsie.Entre le milieu de la matinée et le milieu de l’après-midi, une vingtaine d’obus de mortier ou de roquettes de type Katioucha se sont abattus sur le centre-ville. L’un a explosé dans la cour de la Banque centrale, tuant deux ouvriers qui y dressaient un mur et blessant deux de leurs collègues...
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