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Le nombre de colonies sauvages a augmenté depuis le sommet d’Aqaba

Le nombre de points de colonisation sauvage a augmenté de deux unités depuis le sommet d’Aqaba en Jordanie, le 4 juin dernier, qui avait lancé un plan de paix international prévoyant leur démantèlement, a annoncé hier le mouvement israélien La Paix maintenant.
« En fin de compte, l’armée israélienne a démantelé huit points de colonisations sauvages dont un seul habité », a indiqué le porte-parole du mouvement Yaariv Oppenheimer. Mais selon lui, « les colons ont établi dix autres avant-postes dont deux habités ». Ces données correspondent à celles publiées au cours des dernières semaines par la presse israélienne.
Pour empêcher ou différer le démantèlement des colonies sauvages, les mouvements de colons ont eu recours avec un relatif succès aussi bien à des manifestations sur place qu’à des procédures judiciaires.
Ils ont obtenu des tribunaux israéliens des ordres temporaires interdisant le démantèlement de ces avant-postes, en attendant que leur statut légal soit tranché.
C’est ainsi que la Cour suprême d’Israël a interdit mardi provisoirement à l’armée de démanteler une ferme établie sans permis par un colon près de l’implantaion de Karnei Shomron, dans le nord-ouest de la Cisjordanie, apprend-on de source judiciaire.
Par ailleurs, la principale organisation de colons, le Conseil des implantations de Judée Samarie (Cisjordanie) et de la bande de Gaza, a annoncé hier qu’elle refuserait dorénavant de prêter à l’armée les autobus blindés dont disposent les colonies, car ces bus servent à transporter des soldats qui participent aux opérations de démantèlement.
L’armée israélienne avait commencé le 9 juin à démanteler des points de colonisation sauvage en Cisjordanie, dans le cadre de l’application de la « feuille de route », qui prévoit la création d’un État palestinien d’ici à 2005.
Ce plan exige le gel de la colonisation et le démantèlement « immédiat » des points de peuplement établis dans les territoires palestiniens depuis l’entrée en fonctions de M. Sharon, en mars 2001.
Plus de cent points de colonisation sauvage ont été érigés depuis 1996 en Cisjordanie et sont, dans la plupart des cas, habités par quelques familles isolées ou vides d’habitants.
Les colonies sauvages ont été érigées à l’initiative de colons, sans l’accord préalable des autorités occupantes israéliennes. Mais la plupart d’entre elles ont obtenu l’aval des autorités par la suite.
Il n’y a pas de décompte officiel de ces implantations, d’autant que les chiffres peuvent varier de jour en jour, mais le mouvement israélien La Paix maintenant, opposé à la colonisation, publie régulièrement des études détaillées, considérées comme fiables.
Selon une étude publiée début juin avant le début du démantèlement, il y avait 116 points de colonisation sauvage, dont 86 habités.
Aux yeux de la communauté internationale, toutes les colonies, sauvages ou non, sont illégales, car construites en territoire occupé.
Le nombre de points de colonisation sauvage a augmenté de deux unités depuis le sommet d’Aqaba en Jordanie, le 4 juin dernier, qui avait lancé un plan de paix international prévoyant leur démantèlement, a annoncé hier le mouvement israélien La Paix maintenant.« En fin de compte, l’armée israélienne a démantelé huit points de colonisations sauvages dont un seul habité », a indiqué le porte-parole du mouvement Yaariv Oppenheimer. Mais selon lui, « les colons ont établi dix autres avant-postes dont deux habités ». Ces données correspondent à celles publiées au cours des dernières semaines par la presse israélienne.Pour empêcher ou différer le démantèlement des colonies sauvages, les mouvements de colons ont eu recours avec un relatif succès aussi bien à des manifestations sur place qu’à des procédures...