Avec six victoires à son actif, l’Allemand détient d’ailleurs le record de succès sur le territoire français avec Alain Prost. Un record de plus que le pilote de la Scuderia pourrait mettre à son actif dimanche à l’occasion de la dixième manche du championnat du monde. Mais voilà...
Contrairement à l’an passé où il arrivait en terrain conquis pour y obtenir son cinquième titre mondial, Michael Schumacher ne manifeste plus cette saison la même suprématie, la même aisance.
Depuis trois Grands Prix notamment, depuis Monaco, le quintuple champion du monde, Rubens Barrichello, et Ferrari voient se dresser devant eux des adversaires de plus en plus performants, ambitieux.
Là où il régnait en maître, reléguait ses rivaux à distance respectable, Michael Schumacher peine à s’imposer. Ou doit tout simplement se résoudre à « limiter les dégâts », pratiquer une politique des petits points dans l’optique de la course au titre comme il y a une semaine au Nurburgring face à des Williams-BMW dominatrices. Michelin est passé par là.
Essais « abracadabrantesques » « Je vais en France pour gagner », avertissait le pilote Ferrari dimanche soir en Allemagne.
Mais à Magny-Cours, la tâche de l’aîné des Schumacher risque encore d’être bien compliquée. Mis en appétit par une indiscutable supériorité au Grand Prix d’Europe, Ralf Schumacher et Juan Pablo Montoya nourrissent en effet de grandes ambitions sur un tracé nivernais qui pourrait une nouvelle fois convenir à merveille à leurs Williams-BMW et à Michelin.
Après les pluies d’hier, et une séance d’essais officiels « abracadabrantesque », une domination aussi surprenante que passagère de Jos Verstappen (Minardi), sur une piste s’asséchant au fil des passages des concurrents, le soleil devrait revenir sur la Nièvre. Pour le plus grand bénéfice de Michelin. Et de ses partenaires.
Car les « Williams boys » ne sont pas les seuls à vouloir faire tomber Michael Schumacher. Kimi Raikkonen (McLaren-Mercedes) est animé d’un état d’esprit revanchard après les victoires qui se sont refusées, dimanche dernier à cause d’un moteur défaillant et l’an dernier à Magny-Cours pour une petite faute.
Rester au contact
En 2002, le Finlandais avait été bien près de fêter son premier succès en F1 devant Michael Schumacher. Mais à cinq tours de l’arrivée, une flaque d’huile avait ruiné les rêves de Raikkonen, contraint de terminer à la deuxième place derrière la Ferrari, et d’attendre la Malaisie cette saison pour connaître la joie d’une première consécration.
Mais, surtout, Raikkonen désire rester au contact de Michael Schumacher dans la course au titre mondial (51 points contre 58 à l’Allemand).
Face à la lutte que se livrent Ferrari, Williams-BMW et McLaren-Mercedes, Renault, Fernando Alonso et Jarno Trulli risquent de devoir, une fois encore, se contenter des places d’honneur, se battre pour des points supplémentaires, conforter une quatrième place au championnat constructeurs.
Les points, ce sera aussi l’objectif de Toyota, d’Olivier Panis, désireux de briller sur « ses terres ». « C’est important pour moi de bien faire ici, chez moi, devant mon public », insiste le Français.
Chez BAR-Honda, on espère terminer le week-end français un peu mieux qu’il n’a commencé jeudi soir avec la mise sous scellés des voitures, des camions de l’écurie. Même si les pilotes, Jacques Villeneuve en tête, ne se font guère d’illusions quant à leur aptitude à pouvoir se mêler aux « meilleurs ».


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