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Changes et Bourses Fermeté de l’euro et reprise technique de Wall Street

L’euro a poursuivi sur sa lancée de la veille face au dollar, profitant de la publication d’un indice ISM américain décevant. Cet indice, calculé par le groupement national des directeurs d’achats dans le secteur industriel aux États-Unis, a légèrement progressé en juin pour atteindre seulement 49,8 points au lieu de 51 points comme attendu, contre 49,4 points en mai, confirmant les données de l’indice PMI des directeurs d’achats de Chicago publié la veille. Cela d’autant qu’un niveau inférieur à 50 points de cet indice signale une contraction de l’activité industrielle. Autre mauvaise nouvelle pour l’économie américaine et le dollar, la forte baisse des dépenses de construction aux États-Unis de 1,7 % en mai contre 0,3 % en avril, alors qu’on tablait sur une hausse de 0,3 % de cet indicateur, laissant croire que le secteur du bâtiment est toujours en train de se contracter. La monnaie unique a pour sa part profité de bonnes nouvelles économiques en provenance de la zone euro comme la progression des ventes de détail en France de 2,6 % en avril et en Allemagne de 0,8 % en mai. La nouvelle dégradation de l’indice des directeurs d’achats du secteur manufacturier de la zone euro à 46,4 points en juin contre 46,8 points en mai n’a pu freiner que légèrement l’appréciation de la monnaie unique. Il en est de même de la publication d’un rapport de l’institut de conjoncture DIW, notant que l’Allemagne devrait connaître une récession sur l’ensemble de l’année 2003. Plus tôt dans la matinée, le dollar s’était ressenti de l’annonce par la Banque du Japon que le moral des entrepreneurs nippons s’est nettement amélioré au cours du 2e trimestre passant de -10 au 1er trimestre à -5 selon l’enquête Tankan. Compte tenu de toutes ces considérations, le dollar est resté sous pression, se négociant à New York à 1,1565 pour un euro contre 1,1515 la veille, à 1,6620 pour un sterling contre 1,6555, à 1,3415 FS contre 1,3510 et à 119,45 yens contre 119,70. En Bourse, les marchés américains des actions sont parvenus à remonter la pente malgré les inquiétudes sur l’économie. C’est ainsi qu’après un départ en forte baisse, ils ont renoué avec la hausse en fin de journée sur une chasse aux bonnes affaires et des rachats du découvert. À cela auraient contribué des nouvelles selon lesquelles le schéma des révisions de prévisions de résultats trimestriels par les entreprises a pris une tournure positive après l’annonce de GM et de Chrysler d’une hausse de leurs ventes en juin. En effet, Wall Street a finalement terminé en hausse de 0,62 % à 9 040,95 points et le Nasdaq de 1,06 % à 1 640,06 points. Avant ce changement de cap à New York, les Bourses européennes sont restées en revanche coincées dans le rouge, déprimées par les données macroéconomiques décevantes. C’est ainsi que le CAC a reperdu 2,31 % à 3 013 points, l’Extra Dax 2,3 % à 3 146,55 points et le Footsie 1,67 % à 3 963,90 points. À Beyrouth, l’offre du dollar s’est encore développée consécutivement à la poursuite de l’ajustement des positions de change de fin de mois. Mais la persistance d’une demande en cette monnaie au haut de la fourchette d’intervention de la BDL, maintenu à 1 514 LL comme le bas de cette fourchette à 1 501 LL, est venue rétablir l’équilibre du marché. En effet, le dollar continuait à être invariablement fixé au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et négocié à 1 514 LL. À la Bourse de Beyrouth hier, c’était l’inverse de la veille avec le recul de 11 096 actions A et de 1 000 actions B de Solidere de 5 1/2 à 5 $ et le maintien de 5 000 actions C de la Bank of Beirut et de 2 295 actions de Holcim à 7 13/16 $ et 19/32 $ respectivement.
Élie KAHWAGI
L’euro a poursuivi sur sa lancée de la veille face au dollar, profitant de la publication d’un indice ISM américain décevant. Cet indice, calculé par le groupement national des directeurs d’achats dans le secteur industriel aux États-Unis, a légèrement progressé en juin pour atteindre seulement 49,8 points au lieu de 51 points comme attendu, contre 49,4 points en mai, confirmant les données de l’indice PMI des directeurs d’achats de Chicago publié la veille. Cela d’autant qu’un niveau inférieur à 50 points de cet indice signale une contraction de l’activité industrielle. Autre mauvaise nouvelle pour l’économie américaine et le dollar, la forte baisse des dépenses de construction aux États-Unis de 1,7 % en mai contre 0,3 % en avril, alors qu’on tablait sur une hausse de 0,3 % de cet indicateur,...