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L’Égypte a joué un rôle discret mais notable

Médiatrice depuis plus de vingt ans dans le conflit israélo-palestinien, l’Égypte a joué un rôle discret mais notable d’intermédiaire entre les mouvements palestiniens.
« Le but de l’Égypte est de permettre que la situation de la région redevienne normale (...). Cette trêve doit entraîner une mesure similaire de l’autre camp », Israël, a déclaré le ministre des Affaires étrangères égyptien, Ahmed Maher, après que les deux mouvements islamistes palestiniens et le Fateh eurent déclaré de manière unilatérale une trêve conditionnelle de leurs attaques anti-israéliennes. Si M. Maher est resté muet sur le rôle de l’Égypte dans cette affaire, on sait de sources palestiniennes que plusieurs délégués des différents groupes palestiniens ont discuté de ce cessez-le-feu ces jours-ci au Caire.
L’Égypte, qui a été le premier pays arabe à signer la paix avec Israël, en 1979, joue depuis longtemps un rôle de médiateur de paix entre Israéliens et Palestiniens. Mais ses efforts, particulièrement intensifs après le lancement du processus d’Oslo (1993), ont été mis à mal par le déclenchement de la seconde intifada, fin septembre 2000. L’Égypte a alors joué les pompiers en tentant d’obtenir des groupes palestiniens qu’ils cessent attaques et attentats, tout en s’en prenant à Israël en l’accusant de mettre de l’huile sur le feu.
La médiation égyptienne a été menée au premier chef par le général Omar Souleimane, le chef de ses services de renseignements, qui a fait plusieurs fois la navette entre Le Caire, Jérusalem et Ramallah (Cisjordanie). En janvier, l’Égypte avait réuni au Caire des représentants d’une douzaine des groupes palestiniens les plus importants pour faire en sorte qu’ils unissent leurs rangs et déclarent, ensemble, une trêve unilatérale. Mais cette rencontre, aboutissement de tractations menées en coulisses par l’Égypte depuis le mois de novembre, s’était heurtée à la résistance du Hamas, du Jihad islamique et d’autres groupes armés d’obédience laïque. En avril, M. Souleimane était également intervenu in extremis auprès de Yasser Arafat pour lui faire accepter un gouvernement dirigé par Mahmoud Abbas.
Après la guerre contre l’Irak, Washington, dont l’Égypte est l’un des principaux alliés arabes, a demandé au Caire d’intercéder de nouveau auprès des islamistes palestiniens pour qu’ils s’engagent à respecter un cessez-le-feu. Et l’Égypte s’est retrouvée au cœur du dispositif de George W. Bush pour relancer la « feuille de route ». Le 3 juin, à la veille du sommet d’Aqaba entre MM. Bush, Abbas et Ariel Sharon, la station balnéaire égyptienne de Charm el-Cheikh recevait ainsi le président américain avec les dirigeants arabes alliés des États-Unis qui devaient proclamer leur engagement en faveur de ce plan. Après le refus opposé par les islamistes palestiniens aux engagements pris par les deux parties à Aqaba, M. Souleimane a mené une nouvelle mission de médiation se rendant à Gaza dans la deuxième semaine de juin pour rencontrer les réfractaires.
Médiatrice depuis plus de vingt ans dans le conflit israélo-palestinien, l’Égypte a joué un rôle discret mais notable d’intermédiaire entre les mouvements palestiniens.« Le but de l’Égypte est de permettre que la situation de la région redevienne normale (...). Cette trêve doit entraîner une mesure similaire de l’autre camp », Israël, a déclaré le ministre des Affaires étrangères égyptien, Ahmed Maher, après que les deux mouvements islamistes palestiniens et le Fateh eurent déclaré de manière unilatérale une trêve conditionnelle de leurs attaques anti-israéliennes. Si M. Maher est resté muet sur le rôle de l’Égypte dans cette affaire, on sait de sources palestiniennes que plusieurs délégués des différents groupes palestiniens ont discuté de ce cessez-le-feu ces jours-ci au Caire.L’Égypte, qui...