Pseudomonas Stutzeri au secours de fresques médiévales
le 26 juin 2003 à 00h00
Une bactérie gloutonne a apporté une aide inespérée à des restaurateurs qui tentaient en vain de sauvegarder une des séries de fresques médiévales les plus importantes du patrimoine mondial. La bactérie Pseudomonas Stutzeri a eu des effets dissolvants spectaculaires sur la colle qui avait été appliquée, lors d’une tentative de restauration ratée, sur les peintures des XIVe et XVe siècles des fresques du cimetière Camposanto de Pise. « La bactérie nous a vraiment sauvés », a déclaré Clara Baracchini, responsable de la culture pour la ville toscane. « Elle a résolu un problème auquel nous étions confrontés depuis longtemps. » Les 1 500 mètres carrés de fresques, intitulées « Conversion de Saint-Efisio et bataille », de l’artiste Spinello Aretino, ont été presque détruits dans un raid aérien pendant la Seconde Guerre mondiale. Une tentative de restauration, au cours de laquelle les peintures ont été détachées des murs et collées sur des toiles, les a encore davantage endommagées. La colle utilisée s’est en effet durcie et assombrie dans les années qui ont suivi, détruisant les pigments de peinture et résistant à toutes les tentatives de dissolution. Mais la bactérie miraculeuse a dégradé 80 % de la colle en 10 heures, permettant de révéler les vêtements colorés des anges et de Saint-Efisio. « C’était la première fois (qu’elle était utilisée), mais les résultats ont été spectaculaires et nous pensons que la technique pourrait à terme devenir très courante », a déclaré Claudia Sorlini, professeur à l’université de Milan.
Une bactérie gloutonne a apporté une aide inespérée à des restaurateurs qui tentaient en vain de sauvegarder une des séries de fresques médiévales les plus importantes du patrimoine mondial. La bactérie Pseudomonas Stutzeri a eu des effets dissolvants spectaculaires sur la colle qui avait été appliquée, lors d’une tentative de restauration ratée, sur les peintures des XIVe et XVe siècles des fresques du cimetière Camposanto de Pise. « La bactérie nous a vraiment sauvés », a déclaré Clara Baracchini, responsable de la culture pour la ville toscane. « Elle a résolu un problème auquel nous étions confrontés depuis longtemps. » Les 1 500 mètres carrés de fresques, intitulées « Conversion de Saint-Efisio et bataille », de l’artiste Spinello Aretino, ont été presque détruits dans un raid aérien pendant...
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