L’intifada a passé hier la barre des mille jours, alors que les espoirs de paix relancés par la « feuille de route » restent vacillants. Même la date exacte du déclenchement de la deuxième intifada prête à polémique d’ailleurs, de même que la responsabilité du déclenchement des violences. Pour les Palestiniens, elle a éclaté le 28 septembre 2000 avec la visite controversée du Premier ministre israélien Ariel Sharon, alors chef de l’opposition de droite, sur l’esplanade des Mosquées à Jérusalem-Est, troisième lieu saint de l’islam et aussi le lieu le plus sacré pour les juifs qui l’appellent mont du Temple. Mais pour Israël, les violences ont été déclenchées par les Palestiniens dès le 27 septembre avec l’attaque d’un convoi militaire qui a fait un tué israélien. Les premiers affrontements sanglants israélo-palestiniens éclatèrent le 29 septembre. « Mille jours », titrait ainsi hier en manchette le quotidien israélien Maariv qui illustre cette « guerre » avec neuf photos choc qui l’ont marquée, dont celle du petit palestinien Mohammed al-Dourra tué dans les bras de son père à Gaza le 30 septembre 2000, celle d’un militaire israélien défenestré après avoir été lynché, à Ramallah en Cisjordanie le 12 octobre 2000, et celle du sanglant attentat-suicide du 1er juin 2001 dans une discothèque de Tel-Aviv qui inaugura la vague d’attaques ayant abouti à la réoccupation de la Cisjordanie par l’armée israélienne. « Les mille jours de la seconde intifada apparaissent aujourd’hui comme une suite sans fin d’attaques terroristes et d’opérations israéliennes visant à briser le moral des Palestiniens », écrit le Maariv dans un éditorial. « Mais un autre évènement marquant aura été la nomination d’Abou Mazen au poste de Premier ministre palestinien, un homme qui a toujours fait valoir que les attentats terroristes nuisaient à la cause de son peuple », souligne le journal. La première intifada, déclenchée en décembre 1987, avait pris fin avec la signature en 1993 des accords d’Oslo sur l’autonomie palestinienne.
L’intifada a passé hier la barre des mille jours, alors que les espoirs de paix relancés par la « feuille de route » restent vacillants. Même la date exacte du déclenchement de la deuxième intifada prête à polémique d’ailleurs, de même que la responsabilité du déclenchement des violences. Pour les Palestiniens, elle a éclaté le 28 septembre 2000 avec la visite controversée du Premier ministre israélien Ariel Sharon, alors chef de l’opposition de droite, sur l’esplanade des Mosquées à Jérusalem-Est, troisième lieu saint de l’islam et aussi le lieu le plus sacré pour les juifs qui l’appellent mont du Temple. Mais pour Israël, les violences ont été déclenchées par les Palestiniens dès le 27 septembre avec l’attaque d’un convoi militaire qui a fait un tué israélien. Les premiers affrontements...
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