Après de longs et difficiles mois de négociations, le ministre des Sports, Jean-François Lamour, le président de la Fédération française d’athlétisme (FFA), Bernard Amsalem, le président de la Fédération internationale (IAAF), Lamine Diack, et le directeur du Laboratoire national du dépistage de Châtenay-Malabry, chargé des analyses, le professeur Jacques de Ceaurriz, ont paraphé le document hier matin dans les locaux du ministère.
Cet accord prévoit notamment que la détection de l’érythropoïétine (EPO) sera partagée entre l’IAAF pour le contrôle sanguin et le ministère pour le contrôle urinaire, a indiqué le responsable du département antidopage de l’IAAF, Gabriel Dollé, qui précise que des contrôles pour rechercher l’EPO seront effectués avant le début des compétitions.
Pour organiser ces contrôles quotidiennement, l’accord prévoit la création d’un comité d’organisation des contrôles antidopage, qui agira en amont des contrôles avec des représentants de toutes les parties concernées.
« Nous avons mis en accord les règles françaises et internationales », a simplement indiqué Frédérique Bayre, l’attachée de presse de Jean-François Lamour.
Pour résumer le sentiment général d’âpreté pour arriver à cet accord, le porte-parole de l’IAAF, Nick Davies, a déclaré que « le dernier obstacle avait été franchi » avec l’accord sur la liste des produits recherchés.
« La liste sera la même que celle de la dernière version du Comité international olympique », a-t-il affirmé en illustrant le problème des listes différentes avec l’exemple de l’Américaine Kelly White.
La sprinteuse a été suspendue de compétitions en France seulement et pour six mois du 1er janvier 2003 au 30 juin, après un contrôle antidopage positif lors de la réunion au Stade de France le 5 juillet 2002.
La présence de triamcinolone acétonide avait été mise en évidence lors du contrôle antidopage de la médaillée de bronze du 200 m des Mondiaux 2001.

