La production des «majors» hollywoodiennes se caractérise de plus en plus par un clivage prononcé. D’un côté, les superproductions («blockbusters», en langage professionnel) dans lesquelles sont investis d’énormes budgets; de l’autre, des films de série, de qualité en général à peine moyenne, qui ne parviennent pas toujours à couvrir leurs frais. Situation dangereuse pour les grands studios qui prennent des risques à répétition: voir, actuellement, la Warner Bros, qui a misé très gros sur la trilogie The Matrix et attend les résultats globaux du second volet (The Matrix Reloaded), le troisième (Revolutions) devant sortir en octobre/novembre.
En marge du Système, les producteurs dits «indépendants» tentent (difficilement) de se maintenir. Telle la Miramax, filiale «libre» de Disney (studio lui-même agité de soubresauts financiers), non exempte de faux pas, comme en témoigne l’exemple du ratage de Wakin’Up in Reno. Faut-il le rappeler, toute «locomotive» gagnante au box-office entraîne automatiquement une suite – quand ce n’est pas plusieurs. D’où la descendance prolifique de Harry Potter et du Lord of The Rings, sources de revenus accumulés.
Inévitablement, la programmaiton d’innombrables cinémas à travers le monde s’en trouve handicapée. Ainsi, sur les écrans libanais, vont se succéder les nos 2 – 3, etc. de succès plus ou moins récents. Le public, saturé, suivra-t-il? Réponse(s) prochainement.
G.-P.


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