Après une demi-journée de procédures légales, l’accusé a nié d’une part appartenir à une organisation illégale, l’IRA véritable, et d’autre part diriger les activités de ce groupe entre 1999 et mars 2001. S’il est reconnu coupable, il risque une peine de 15 ans de prison. Mais cette affaire repose presque entièrement sur les épaules du principal témoin à charge, un personnage controversé, qui sera appelé à la barre en début de semaine prochaine. David Rupert, l’agent du FBI (sécurité intérieure américaine) qui a infiltré le groupe clandestin aux États-Unis puis en Irlande, a reçu 1,25 million de dollars des services secrets britanniques et américains, a déclaré devant la cour l’avocat général George Birmingham. « Cette somme peut paraître significative mais elle doit être estimée dans le contexte de cette affaire », a ajouté maître Birmingham. De son côté, l’avocat de la défense Hugh Hartnett a affirmé que M. Rupert se préparait aussi à publier avec des journalistes un livre sur ses relations avec l’IRA véritable, et que « 55 pour cent » des recettes de la vente lui reviendraient. David Rupert, qui aurait assisté à des réunions de l’état-major du groupe paramilitaire, aurait rencontré à plusieurs reprises l’accusé pendant une période de deux ans, sous la surveillance de la police irlandaise.
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Ulster McKevitt, chef de l’IRA véritable, plaide non coupable à son procès
le 19 juin 2003 à 00h00
Après une demi-journée de procédures légales, l’accusé a nié d’une part appartenir à une organisation illégale, l’IRA véritable, et d’autre part diriger les activités de ce groupe entre 1999 et mars 2001. S’il est reconnu coupable, il risque une peine de 15 ans de prison. Mais cette affaire repose presque entièrement sur les épaules du principal témoin à charge, un personnage controversé, qui sera appelé à la barre en début de semaine prochaine. David Rupert, l’agent du FBI (sécurité intérieure américaine) qui a infiltré le groupe clandestin aux États-Unis puis en Irlande, a reçu 1,25 million de dollars des services secrets britanniques et américains, a déclaré devant la cour l’avocat général George Birmingham. « Cette somme peut paraître significative mais elle doit être estimée dans le contexte de cette affaire », a ajouté maître Birmingham. De son côté, l’avocat de la défense Hugh Hartnett a affirmé que M. Rupert se préparait aussi à publier avec des journalistes un livre sur ses relations avec l’IRA véritable, et que « 55 pour cent » des recettes de la vente lui reviendraient. David Rupert, qui aurait assisté à des réunions de l’état-major du groupe paramilitaire, aurait rencontré à plusieurs reprises l’accusé pendant une période de deux ans, sous la surveillance de la police irlandaise.

