Selon le porte-parole de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Mark Gwozdecky, les 35 membres du Conseil des gouverneurs de l’agence onusienne pourraient ne pas parvenir immédiatement à un texte de compromis à l’issue de leur réunion, qui devrait de ce fait se poursuivre aujourd’hui.
« Chacun a son mot à dire », a-t-il ajouté. D’après lui, il n’est pas certain que le Conseil, l’organe exécutif de l’autorité de régulation et d’observations nucléaires des Nations unies, « parvienne à publier une résolution (commune) voire une déclaration » du directeur général de l’AIEA, Mohammed el-Baradei.
Le représentant américain au Conseil, où siège également l’Iran, « a un mandat pour obtenir une résolution forte » condamnant Téhéran pour s’être mis en contravention avec les clauses de sauvegarde de l’AIEA lui faisant obligation de se soumettre aux contrôles de l’agence, a indiqué un diplomate occidental sous le couvert de l’anonymat. Mais certains pays seraient opposés à une telle résolution, a ajouté le diplomate sans les désigner. Mais même si, en l’absence d’un texte de compromis, le Conseil devait se contenter d’une déclaration du directeur général constatant les manquements de Téhéran, « l’Iran aura été mis en demeure de coopérer entièrement (avec l’AIEA) et, lors de sa prochaine réunion en septembre, le Conseil pourra aller au fond des choses », a-t-il expliqué.
Selon lui, « les Américains sont extrêmement satisfaits du rapport présenté par M. el-Baradei où a été dressé l’inventaire des manquements iraniens », a encore dit le diplomate.

