« Le peuple a le droit de superviser entièrement l’action de ses dirigeants, de les conseiller, de les critiquer, de les faire démissionner ou de les évincer s’il n’est pas content d’eux », dit cette lettre au ton de nouveau particulièrement dur contre les responsables de la République islamique.
« Exercer de sa position un pouvoir divin et absolu ou installer des hommes dans une telle position et inspirer la peur aux gens est une hérésie envers Dieu et une oppression de la dignité humaine », disent les 248 signataires de cette lettre.
Parmi les signataires figurent des politiciens et des religieux réformateurs, des membres de l’opposition libérale, des intellectuels, des universitaires, des journalistes ou des chefs de file étudiants.
La déclaration a été signée par des membres du Front de la participation, le principal parti réformateur, le chef du Mouvement de libération de l’Iran (MLI, interdit), organisation libérale, nationaliste et islamique, Ebrahim Yazdi, l’intellectuel Hachem Aghajari, condamné à mort pour blasphème, des religieux réformateurs comme Mohsen Kadivar et des proches de l’ayatollah dissident Hossein Ali Montazéri.
Les pétitions aux accents très rudes se sont succédé au cours des dernières semaines. Certains signataires de ce nouveau communiqué avaient déjà souscrit le 20 mai à un autre dénonçant « l’instrumentalisation de principes sacrés religieux pour conserver le pouvoir » et réclamant de profondes réformes sans lesquelles le régime risquait, selon eux, de connaître le même sort que celui de Saddam Hussein et des talibans.
Une autre lettre de 135 députés réformateurs en appelant au guide pour qu’il fasse cesser la résistance des conservateurs à la libéralisation a été interdite fin mai.
L’appel de dimanche soutient les 135 députés qui « ont été insultés et dont certains ont vu leur bureau incendié ». « Si un groupe de gens n’aiment pas cette lettre (des députés), ils doivent s’attendre à ce qu’un jour la pointe de la plume soit plus acérée », préviennent les 248.


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